SYLVIE BLOCHER

Pratiques plu- ridisciplinaires, débat d’idées

Les œuvres de Sylvie Blocher sont concues à partir de dispositifs filmiques qui interrogent la forme, le format, le rapport à l’autre, les identités et le genre.

Après «déçue, la mariée se rhabilla», manifeste réalisé en 1991 sur la question de la modernité, elle lance le concept de «Universal Local Art» qui tente de «repenser une modernité autoritaire sous l’angle de l’altérité» et d’opposer aux mécanismes de contrôle social et affectif une pratique de «décolonisation du moi». Elle entreprend alors de «rendre la parole aux visages». En 1992, elle commence la série des Living Pictures, fondée sur «le partage de l’autorité de l’artiste» avec des personnes rencontrées par annonces, sans casting. Elle performe le dissensus et la créolisation, consciente d’un état post colonialiste du monde.

En parallèle, elle crée avec l’architecte urbaniste François Daune, le collectif artistique Campement urbain, qui travaille les formes politiques de l’espace public dans les nouvelles urbanités. Le collectif reçoit en 2012 avec l’architecte Tim Williams le grand prix d’urbanisme d’Australie, pour le centre de la ville de Penrith, dans le Western Sydney, redessiné à partir de la parole des habitants. Sylvie Blocher est représentée dans des collections nationales et internationales (SFMoma, Mudam, Centre Pompidou, AGO, Mukha…) et expose régulièrement dans des musées internationaux et des biennales (biennale de Venise, de Guangzhou, de Liverpool…)