{"id":11305,"date":"2023-05-11T16:36:47","date_gmt":"2023-05-11T14:36:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ensapc.fr\/?page_id=11305"},"modified":"2023-05-11T16:37:56","modified_gmt":"2023-05-11T14:37:56","slug":"a-propos-du-daftar-par-vir-andres-hera","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.ensapc.fr\/fr\/a-propos-du-daftar-par-vir-andres-hera\/","title":{"rendered":"\u00c0 propos du Daftar"},"content":{"rendered":"<div class=\"wpb-content-wrapper\"><p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]<\/p>\n<p class=\"p4\">Le <i>Daftar <\/i>commence en 2020 apr\u00e8s une invitation du MO.CO. \u00e0 travailler sur le site de l\u2019Abbaye de Fontfroide \u00e0 Carcassonne. Cette invitation, adress\u00e9e par Nicolas Bourriaud suite au travail que j\u2019avais men\u00e9 autour des lieux de vie monastiques pendant mes \u00e9tudes au MO.CO n\u2019a pas abouti en raison du d\u00e9part de Nicolas Bourriaud et de la Covid.<\/p>\n<p class=\"p4\">J\u2019avais alors commenc\u00e9 \u00e0 m\u2019int\u00e9resser \u00e0 la relation entre arch\u00e9ologie et cin\u00e9ma, \u00e0 l\u2019adaptation \u00e9pique des Huillet-Straub d\u2019Antigone, \u00e0 la place des langues contemporaines et anciennes dans leur r\u00e9interpr\u00e9tation du pass\u00e9. J\u2019avais \u00e9galement achet\u00e9 au mus\u00e9e arch\u00e9ologique du site Maya de Palenque au Chiapas (Mexique), un livre de Luis Alberto Lopez Wario intitul\u00e9 <i>Arque\u00f3logos de pantalla<\/i> (Arch\u00e9ologues de l\u2019\u00e9cran). Il y \u00e9tudie une s\u00e9lection de films mettant en sc\u00e8ne des arch\u00e9ologues ou qui se passent sur des sites arch\u00e9ologiques mexicains, avec des personnages mexicains et \u00e9tats-uniens. S\u2019y c\u00f4toient arch\u00e9ologues, ruines, h\u00e9ro\u00b7ines, conqu\u00e9rant\u00b7es, d\u00e9couvreur\u00b7euses, vaincu\u00b7es dans notamment <i>Lara Croft<\/i>, <i>La India Mar\u00eda<\/i>, <i>Alien<\/i>, <i>Capulina<\/i>, <i>El Santo<\/i>, <i>L\u2019Exorciste<\/i>, <i>La Momie<\/i>, <i>Chanoc<\/i>, <i>La Profec\u00eda<\/i>, <i>Tin Tan<\/i>, <i>El Cuerpo<\/i>, <i>Indiana Jones<\/i>\u2026 autant d\u2019explorateur\u00b7rices de ruines issu\u00b7es de la culture populaire mexicaine et occidentale. Il y a aussi les impressions du cin\u00e9ma de Paradjanov qui m\u2019accompagnent depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es, l\u2019id\u00e9e d\u2019habiter ce monast\u00e8re autrement, avec des fant\u00f4mes, des paroles ancestrales, des personnages-palimpseste. Il y a pour moi un paradoxe dans la relation arch\u00e9ologie-cin\u00e9ma : d\u2019un c\u00f4t\u00e9 une science historiquement et commun\u00e9ment associ\u00e9e au pass\u00e9, \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de l\u2019antiquit\u00e9, et de l\u2019autre un m\u00e9dium per\u00e7u, d\u00e8s ses origines, comme moderne, comme un art du pr\u00e9sent, du fugitif, du mouvement. L\u2019arch\u00e9ologie ne cesse d\u2019interroger le rapport du pr\u00e9sent au pass\u00e9, lointain ou tr\u00e8s r\u00e9cent, et le cin\u00e9ma puise dans les d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques, directement ou par le biais d\u2019autres arts, pour mettre en sc\u00e8ne l\u2019antiquit\u00e9, trouvant dans la reconstitution de mondes disparus le moyen de faire la preuve de ses pouvoirs spectaculaires et in\u00e9dits de repr\u00e9sentation.<\/p>\n<p class=\"p4\">Je voulais cr\u00e9er un projet qui soit dans la continuit\u00e9 de mon film <i>Le Romanz de Fanuel<\/i>, qui, tourn\u00e9 en 2017 dans des volcans sacr\u00e9s au Mexique, narre la transfiguration d\u2019un\u00b7e saint\u00b7e issu\u00b7e du Moyen \u00c2ge europ\u00e9en. \u00c0 l\u2019inverse, dans le projet du Daftar, je souhaitais imaginer des divinit\u00e9s issues des mondes extra-occidentaux qui viennent habiter les ruines de l\u2019Europe. J\u2019avais en t\u00eate cette image du Janus de l\u2019antiquit\u00e9 gr\u00e9co-romaine, une statuette \u00e0 deux t\u00eates, qui, en regardant vers l\u2019avenir, regarde vers le pass\u00e9 aussi et j\u2019ai pens\u00e9 \u00e0 mon \u00e9quation de base arch\u00e9ologie-cin\u00e9ma. Dans les exemples cit\u00e9s ci-dessus, quand les cin\u00e9astes se confrontent au pass\u00e9, la pr\u00e9sence des ruines \u00e0 l\u2019image op\u00e8re une sorte de court-circuit, elle rel\u00e8ve de ce que Diderot appelait la \u00ab po\u00e9tique des ruines \u00bb. Ce lien entre pass\u00e9 et pr\u00e9sent est essentiel dans le travail de r\u00e9alisateur\u00b7ice\u00b7s cit\u00e9\u00b7e\u00b7s. Chacun\u00b7e entre par effraction dans un pass\u00e9 onirique qui nous r\u00e9v\u00e8le notre ind\u00e9fectible lien avec ce qui est advenu et qui pourrait advenir.<\/p>\n<p class=\"p1\">La deuxi\u00e8me question \u00e9tait : qui sont ces divinit\u00e9s et comment leur faire habiter les ruines de l\u2019Europe ? Pour chercher la r\u00e9ponse, j\u2019utilise la m\u00e9thodologie du cyber f\u00e9minisme et des f\u00e9ministes afro-am\u00e9ricaines et chicano comme Tina Campt, Donna Haraway, Gloria Anzaldua ou encore Ariella Aisha Azoulay qui ont en commun de chercher \u00e0 reconstituer le pass\u00e9 ou \u00e0 s\u2019en emparer, mais aussi \u00e0 pr\u00e9dire le futur ou de le naviguer en convoquant leur propre corps et leur histoire situ\u00e9e. J\u2019imaginais donc que pour trouver ces fant\u00f4mes il fallait les appeler, et pour les appeler il fallait travailler avec des personnes concern\u00e9es. C\u2019est l\u00e0 que j\u2019ai trouv\u00e9, dans un recueil de po\u00e8mes de Sayat Nova, po\u00e8te mystique arm\u00e9nien, qui a beaucoup inspir\u00e9 Paradjanov, le mot \u00ab Daftar \u00bb. Je ne savais pas ce que \u00e7a voulait dire, mais le po\u00e8me aidait \u00e0 en d\u00e9chiffrer le sens. On pouvait consid\u00e9rer le Daftar comme un carnet. Sayat Nova \u00e9crivait en arm\u00e9nien, en g\u00e9orgien, en az\u00e9ri\u2026 Ses po\u00e8mes sont multilingues mais le mot \u00ab Daftar \u00bb est d\u2019origine arabe. Un soir j\u2019ai fait un r\u00eave dans lequel je lisais le Daftar, un carnet lumineux dont les pages \u00e9taient des papyrus ou des peaux de b\u00eate, on ne savait pas exactement. Les pages \u00e9taient en fait des palimpsestes. Selon la lumi\u00e8re, on pouvait apercevoir diverses \u00e9critures, en maya, en azt\u00e8que, mais aussi des \u00e9critures plus modernes, de l\u2019anglais pidgin, du cr\u00e9ole ha\u00eftien\u2026 Le carnet, le Daftar, d\u00e9cidait de se donner \u00e0 voir diff\u00e9remment en fonction de la personne, en fonction de l\u2019heure de la journ\u00e9e et de la mani\u00e8re dont chacun\u00b7e \u00e9tait situ\u00e9\u00b7e. Suite \u00e0 ce r\u00eave, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 d\u2019appeler le projet ainsi. Et je me suis dit que si le carnet portait en lui diff\u00e9rentes \u00e9critures, diff\u00e9rentes langues de diff\u00e9rentes \u00e9poques et se montrait diff\u00e9remment \u00e0 chacun\u00b7e, c\u2019est que je ne pouvais r\u00e9fl\u00e9chir seul\u00b7e \u00e0 la \u00ab cr\u00e9ation \u00bb du Daftar.<\/p>\n<p class=\"p1\">J\u2019ai donc commenc\u00e9 \u00e0 inviter des personnes que je connaissais. D\u2019abord Fabienne Guilbert Burgoa, qui est aussi mexicaine et qui participe au projet depuis le d\u00e9but m\u00eame si elle ne se consid\u00e8re pas performeuse. Elle fait aussi quelques uns des v\u00eatements que l\u2019on voit dans l\u2019installation. Ensuite est venu L\u00e9once Konan Noah que j\u2019ai rencontr\u00e9 \u00e0 Montpellier et qui m\u2019a montr\u00e9 son carnet, un recueil d\u2019\u00e9crits en nouchi, en baoul\u00e9, en fran\u00e7ais, qui a tout de suite resonn\u00e9 avec mon id\u00e9e d\u2019\u00e9crire avec et \u00e0 travers le corps dans l\u2019espace. Il m\u2019a appris beaucoup, notamment, l\u2019id\u00e9e de danser \u00e0 partir de la m\u00e9moire d\u2019un lieu enregistr\u00e9e dans le corps. Ensuite, j\u2019ai rencontr\u00e9 Ife Day, qui s\u2019int\u00e9resse comme moi \u00e0 la question du corps dans l\u2019eau, des divinit\u00e9s aquatiques, de l\u2019eau comme vecteur de communication mais qui peut \u00eatre dangereuse, instable. Enfin, j\u2019ai rencontr\u00e9 Daniel Galicia qui m\u2019a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 par un autre ami artiste mexicain. J\u2019aime le fait de les connaitre \u00e0 des niveaux diff\u00e9rents, de ne pas tout savoir de leurs vies, mais suffisamment pour que \u00e7a resonne avec mes id\u00e9es. Sur la partie technique, il y a \u00e9galement Alexandre Cabanne, chef op\u00e9rateur, que j\u2019ai rencontr\u00e9 au Fresnoy, Tom Gineyts, Mahesh Batsou, Onni DV, Belinda Zhawi qui narre presque la totalit\u00e9 de l\u2019installation, Cheb Runner\u2026<\/p>\n<p class=\"p1\">La premi\u00e8re des trois parties pr\u00e9sent\u00e9es au centre d\u2019art Ygrec est \u00ab The category is face \u00bb qui se d\u00e9roule dans une architecture moderniste. La deuxi\u00e8me est \u00ab a fire burns under pavement, in an alley \u00bb, qui correspond au moment o\u00f9 les 4 performeur\u00b7euses sont dans une bo\u00eete de nuit \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une f\u00eate de carnaval. Ce carnaval n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9vu mais j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de l\u2019int\u00e9grer parce qu\u2019il me faisait penser \u00e0 l\u2019Am\u00e9rique Latine et aux Cara\u00efbes. Apr\u00e8s le tournage, j\u2019ai fait quelques recherches et il semble que depuis quelques d\u00e9cennies, ce carnaval se \u00ab tropicalise \u00bb avec beaucoup d\u2019influences br\u00e9siliennes, angolaises. Cela faisait \u00e9cho \u00e0 mon id\u00e9e d\u2019une ruine europ\u00e9enne qui se trouverait investie par les corps des ancien\u00b7ne\u00b7s colonis\u00e9\u00b7es. C\u2019est d\u2019ailleurs le seul moment o\u00f9 l\u2019on voit d\u2019autres corps que ceux des performeur\u00b7euses. Enfin, il y a le chapitre \u00ab Bulldog Non MacDo Non Hamburger Non \u00bb qui se passe dans les ruines d\u2019un monast\u00e8re enfoui sous le sable d\u2019une plage dans un ancien port n\u00e9grier \u00e0 Torres Vedras au Portugal.<\/p>\n<p class=\"p1\">J\u2019ai toujours aim\u00e9 la sensation de ce pays dont la g\u00e9ographie d\u00e9limite l\u2019Europe en quelque sorte. Il regarde l\u2019oc\u00e9an Atlantique, rempli de toute cette histoire li\u00e9e \u00e0 l\u2019esclavagisme et le continent am\u00e9ricain. Mais aussi j\u2019ai choisi le Portugal parce que son style baroque et n\u00e9oclassique un peu kitsch fait penser \u00e0 ce style color\u00e9 qu\u2019on peut retrouver dans l\u2019architecture mexicaine, martiniquaise ou p\u00e9ruvienne ou dans les maisons de ma\u00eetre du Sud de la Floride ou de la Louisiane. Je voulais jouer avec ce qui semble \u00eatre une localisation g\u00e9ographique pr\u00e9cise mais qui ne l\u2019est pas&#8230;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Il y a aussi la chambre d\u2019un h\u00f4tel de Torres Vedras qui fait r\u00e9f\u00e9rence au road movie \u00e0 l\u2019europ\u00e9enne et le site d\u2019un ch\u00e2teau, qui fut un monast\u00e8re mais aussi une synagogue et une mosqu\u00e9e (je ne sais plus dans quel ordre). Il y a l\u2019id\u00e9e d\u2019une ruine qui contient toutes les couches, du Daftar, des corps qui viennent activer le lieu par leur histoire, r\u00e9elle, r\u00eav\u00e9e ou m\u00e9taphorique, mais aussi du lieu dont les br\u00e8ches, les ouvertures, les fissures \u00ab parlent \u00bb pour reprendre le texte de \u00ab Listening to images \u00bb de Tina Campt, des choses qui peuvent \u00eatre activ\u00e9es par les corps et par la narration.<\/p>\n<p class=\"p1\">D\u2019ailleurs c\u2019est l\u00e0 que la narration arrive. Pendant le tournage je me suis rendu compte \u00e0 quel point les conversations que nous avions \u00e9taient aussi importantes que les images ; que le temps cr\u00e9\u00e9 par le tournage provoquait des rapports in\u00e9dits. Lors de repas, nous avions des \u00e9changes sur la mani\u00e8re dont tel ou tel autre territoire a \u00e9t\u00e9 colonis\u00e9, sur la question de l\u2019image de soi, des violences racistes ou LGBTphobes, sur l\u2019exp\u00e9rience d\u2019\u00eatre un\u00b7e artiste issu\u00b7e du \u00ab Sud \u00bb dans le Nord, des moyens financiers, psychologiques que cela requiert, sur les conditions du travail, la photo d\u2019une grand-m\u00e8re morte, la chanson en espagnol que l\u2019on connaissait en Ha\u00efti, la t\u00e9l\u00e9novela mexicaine qui se regardait en Cot\u00e9 d\u2019Ivoire\u2026 Je me suis pos\u00e9 la question de comment int\u00e9grer tous ces r\u00e9cits sans en \u00f4ter la magie, l\u2019intimit\u00e9. Comment donner \u00e0 voir sans avoir l\u2019impression de capitaliser sur la moindre \u00e9motion. J\u2019ai pens\u00e9 \u00e0 la transmission orale comme une mani\u00e8re de lutter contre \u00e7a, au fait que lorsqu\u2019on nous raconte une histoire et qu\u2019on doit la partager, on utilise notre corps pour traduire. Et j\u2019ai pens\u00e9 \u00e0 la voix de Belinda Zhawi, qui habite Londres et qui porte en elle l\u2019histoire de sa famille qui a quitt\u00e9 le Zimbabwe. Je l\u2019ai invit\u00e9e \u00e0 \u00e9couter l\u2019histoire du tournage, tel que je m\u2019en souvenais, jour par jour, heure par heure. Et le soir, je lui demandais de s\u2019enfermer avec moi dans la cabine d\u2019enregistrement et je lan\u00e7ais les images du tournage sur 4 \u00e9crans, je lui montrais du 16mm, de la DV, du num\u00e9rique, des photos fixes, et je lui demandais de recomposer l\u2019histoire, de me raconter, d\u2019imaginer, et de dicter le sens des images, toujours au pr\u00e9sent, une fois, deux fois, cinq fois, pendant des heures. La consigne \u00e9tait de ne pas s\u2019arr\u00eater, de combler le vide, de presque rentrer dans un \u00e9tat hypnotique de flux continu de la parole, et ce, jusqu\u2019\u00e0 ce que le banal se charge des esprits, <i>and the sky is blue\u2026. And they dance among these locals\u2026<\/i> Et que le sens des phrases se charge d\u2019une temporalit\u00e9 qui n\u2019est pas celle du temps pr\u00e9sent, que par sa voix on acc\u00e8de \u00e0 un autre temps. C\u2019est l\u00e0 que Eva Barois de Caevel a vu dans la voix de Belinda, quelque chose qui se rapprochait de la Pythie, une voix annonciatrice qui peut nous conduire \u00e0 ce pass\u00e9 ancestral et mythique mais peut-\u00eatre \u00e0 une catastrophe aussi. Cela faisait totalement sens vis-\u00e0-vis de Janus qui regarde vers le pass\u00e9 et le futur.<\/p>\n<p class=\"p1\">Je voyais aussi le projet comme une tentative de faire en sorte que les divinit\u00e9s\/fant\u00f4mes soient incarn\u00e9s par mes collaborateur\u00b7ices. J\u2019\u00e9voquais lors de mon intervention \u00e0 la MEP le 4 mai dernier, le sentiment que ce projet m\u2019avait laiss\u00e9 : d\u2019\u00eatre devenu\u00b7e comme la Coatlicue, une divinit\u00e9 Azt\u00e8que dont le corps est compos\u00e9 d\u2019une jupe de serpents, des c\u0153urs et des mains appartenant \u00e0 d\u2019autres divinit\u00e9s mortes et qui font d\u00e9sormais partie d\u2019elle.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text] Le Daftar commence en 2020 apr\u00e8s une invitation du MO.CO. \u00e0 travailler sur le site de l\u2019Abbaye de Fontfroide \u00e0 Carcassonne. 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