{"id":12118,"date":"2024-05-21T16:32:15","date_gmt":"2024-05-21T14:32:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ensapc.fr\/?page_id=12118"},"modified":"2024-05-21T16:33:16","modified_gmt":"2024-05-21T14:33:16","slug":"jonathan-potana-conaitre-par-simona-dvorak","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.ensapc.fr\/fr\/jonathan-potana-conaitre-par-simona-dvorak\/","title":{"rendered":"Jonathan Potana, Co(nai\u0302tre) &#8211; par simona dvor\u00e1k"},"content":{"rendered":"<p><strong><span style=\"color: #000000;\">Jonathan Potana, Co(nai\u0302tre)<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Aubervilliers est une ville qui porte en elle l&rsquo;analogie \u00e9vocatrice d&rsquo;un pass\u00e9 colonial et de la pr\u00e9sence d&rsquo;une migration en continu. C\u2019est un paysage cr\u00e9ole, spectral, d\u00e9laiss\u00e9, comme pluriel et m\u00e9tabolis\u00e9 par des couleurs vibrantes en rythme, en ar\u00f4mes, en langues, en noms : le d\u00e9partement de la Seine-Saint-Denis, peut \u00e9voquer Saint-Denis, la capitale de l&rsquo;\u00eele de la R\u00e9union. Situ\u00e9e dans l&rsquo;archipel de l&rsquo;oc\u00e9an Indien, la R\u00e9union est un lieu de rencontre symbolique pour ses habitant\u00b7es, ses communaut\u00e9s venues pour la plupart d&rsquo;Afrique, d&rsquo;Inde, ou de France. C\u2019est un domaine fant\u00f4me ancestral, une \u00ab\u00a0\u00eele manquant<a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>\u00a0\u00bb, dans les mots de la jeune autrice r\u00e9unionnaise Estelle Coppolani\u00a0:<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">\u00ab\u00a0J\u2019ai observ\u00e9 souvent, en me penchant au-dessus d\u2019une carte du monde, l\u2019absence de mon \u00eele. Mon \u0153il imitait un trajet volatile quittant la baie de Marseille et descendant l\u2019immense continent jusqu\u2019\u00e0 l\u2019archipel des Mascareignes. L\u00e0, cependant, alors que l\u2019\u00eele Maurice figurait le plus souvent, comme tendue vers ce sous-continent indien dont j\u2019ai tant entendu parler, je ne retrouvai pas la R\u00e9union.\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Regardons ces deux lieux d\u2019une mani\u00e8re de penser le regard et de penser avec le regard, sous l&rsquo;angle d&rsquo;une <em>image dialectique<\/em> telle que d\u00e9finie par Walter Benjamin : \u00ab\u00a0Ce n&rsquo;est pas que le pass\u00e9 \u00e9claire le pr\u00e9sent ou que le pr\u00e9sent \u00e9claire le pass\u00e9, mais ce en quoi l\u2019Autrefois rencontre le Maintenant dans un \u00e9clair pour former une constellation. En d&rsquo;autres termes, l&rsquo;image est la dialectique \u00e0 l&rsquo;arr\u00eat.<a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>\u00a0\u00bb Selon Benjamin, seules les <em>images dialectiques<\/em>, sont de \u00ab\u00a0vraies images\u00a0\u00bb. L&rsquo;image-empreinte de la complexit\u00e9 historique, relationnelle et culturelle, et la p\u00e9trification du pr\u00e9sent dont l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;art t\u00e9moigne. L\u2019<em>image dialectique<\/em>, l\u2019\u00e9pist\u00e9mologie de <em>Co(na\u00eetre),<\/em> est la mati\u00e8re sculpt\u00e9e par Jonathan Potana, n\u00e9 \u00e0 la R\u00e9union. Largement intitul\u00e9 <em>Mouvement Primaire<\/em>, il s&rsquo;agit du concept de l&rsquo;artiste qui comprend des \u0153uvres sculpturales, des dessins, des textes et des performances &#8211; quel que soit le m\u00e9dium &#8211; afin d\u2019interpeller la coh\u00e9sion sensible au monde, la saisie critique de la mani\u00e8re d\u2019en faire \u00e0 travers un mat\u00e9rialisme autre qu&rsquo;historique, \u00e0 travers un mat\u00e9rialisme \u00e9l\u00e9mentaire.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">L\u2019artiste introduit son exposition <em>Co(na\u00eetre)<\/em> dans le Centre d\u2019art Ygrec en utilisant des \u00e9l\u00e9ments topographiques tels qu&rsquo;une jet\u00e9e, une pierre, des ruines, ou m\u00e9taphoriques tels que des traces du corps comme le v\u00eatement de sa performance, ou encore une couverture de survie, l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment g\u00e9n\u00e9rateur de chaleur et d&rsquo;isolation, avec laquelle il recouvre l\u2019ensemble de la vitrine. Inspir\u00e9 par l\u2019\u0153uvre de Joseph Beuys, Potana interroge l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;humanit\u00e9, \u00e0 travers l\u2019\u00e9nergie qui lie et fait communiquer les sph\u00e8res terrestres et c\u00e9lestes. La vitrine d\u2019Ygrec, une interface d&rsquo;espace d&rsquo;art accessible \u00e0 tous\u00b7tes, devient une zone de transit, un \u00e9difice des <em>m\u00e9moires transversales.<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Au c\u0153ur du centre d\u2019art, on retrouve assemblages d\u2019\u00e9l\u00e9ments h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes, naturels ou manufactur\u00e9s\u00a0des \u00ab organismes sculpturaux \u00bb. Les d\u00e9chets d\u2019Aubervilliers, soigneusement collect\u00e9s afin d\u2019\u00e9veiller leur \u00ab\u00a0\u00e9coconception\u00a0\u00bb, comme une forte symbolique du passage du v\u00e9g\u00e9tal \u00e0 l&rsquo;animal, composent une \u0153uvre visuellement saisissante et ambigu\u00eb. En effet, les objets chez Potana sont porteurs de multiples sens\u00a0; une bouteille de rhum arrang\u00e9 d&rsquo;\u00e9pices et d&rsquo;esp\u00e8ces somatiques, de fleurs, du miel, de plantes m\u00e9dicinales et d&rsquo;\u00eatres mystiques issus d\u2019herbier orientale, dispos\u00e9s sur une broderie traditionnelle malgache expos\u00e9e \u00e0 la Gen\u00e8se culturelle de la R\u00e9union. Quant aux instruments de mesure tels que les horloges et les thermom\u00e8tres, ou les boussoles, l&rsquo;artiste fait \u00e9cho au contr\u00f4le et \u00e0 l&rsquo;extraction des environnements naturels et culturels, mais aussi au temps de l&rsquo;\u00e9veil, de la r\u00e9habilitation et de la r\u00e9paration. Ou encore la figure de cam\u00e9l\u00e9on qui veille aux visiteur\u00b7euses, arc-en-ciel et incarnation de la capacit\u00e9 mim\u00e9tique\u00a0; changement de couleur, adaptation et camouflage. Il n&rsquo;est pas ce qu&rsquo;il semble \u00eatre au premier abord. C&rsquo;est le visage de notre \u00e9poque. L&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 de la s\u00e9curit\u00e9 et de la violence. Un \u00c9tat policier, une biopolitique.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Enfin, le sol du Centre d\u2019art Ygrec est recouvert de carton, travers\u00e9 par des r\u00e9flexions \u00e9pist\u00e9mologiques inscrites sur ce mat\u00e9riau de l&rsquo;isolement et du d\u00e9placement. Les mots \u00ab\u00a0\u00e9conomie\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0pr\u00e9sence\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0histoire\u00a0\u00bb c\u00f4toient avec \u00ab\u00a0r\u00e9volution\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0t\u00e9moin\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0foyer\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a0utopie\u00a0\u00bb. La pens\u00e9e circule librement, entre continuit\u00e9 et discontinuit\u00e9 de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art, rappelant la technique du dessin et de l&rsquo;\u00e9criture automatique d&rsquo;Olivier Marboeuf dans son \u0153uvre murale, de l\u2019archive vivante, <em>Monument Liquide<\/em> (2024) qui relie la M\u00e9diterran\u00e9e, les Cara\u00efbes et le Passage du Milieu pour rendre hommage aux morts et de leurs voix. Ou par sa forme visuelle le <em>Portrait of Self ?<\/em> (1986) une silhouette de l&rsquo;artiste Jimmie Durham, avec une \u00e9criture critique comme po\u00e9tique\u00a0: \u00ab\u00a0I am basically light-hearted\u00a0\u00bb revendiquant l&rsquo;id\u00e9e que l&rsquo;identit\u00e9 n&rsquo;est pas statique et qu&rsquo;elle s&rsquo;invente au moins en partie elle-m\u00eame<a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>. Ou encore les \u00ab Direct Sculptures \u00bb, des kiosks et des monuments de Thomas Hirschhorn, l&rsquo;artiste bas\u00e9 \u00e0 Aubervilliers qui choisit des mat\u00e9riaux peu co\u00fbteux que l&rsquo;on peut trouver partout (scotch, papier d&rsquo;aluminium, plastique, carton&#8230;). Une mati\u00e8re premi\u00e8re pauvre, dont l\u2019emploi devient un geste politique.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">En conclusion, l\u2019\u0153uvre de Jonathan Potana s\u2019oriente vers <em>la Relation <\/em><a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a> non lin\u00e9aire et \u00e9mancipatrice, \u00e0 travers une perception profond\u00e9ment attentive de l&rsquo;environnement et de ses interd\u00e9pendances, plut\u00f4t que vers un cadre de succession historique qui pr\u00e9d\u00e9finit la pr\u00e9sence \u00ab universelle \u00bb et la mani\u00e8re dont nous devrions la regarder et la comprendre, caract\u00e9ristique de la pens\u00e9e des Lumi\u00e8res. En effet, Potana est proche de la philosophie mat\u00e9rialiste \u00e9l\u00e9mentaire enseign\u00e9e par Denise Ferreira da Silva<a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a> qui consid\u00e8re tous les diff\u00e9rents moments et les entit\u00e9s dans le temps et l&rsquo;espace <em>deeply implicated<\/em> les unes dans les autres, selon elle \u00ab il existe une toute une autre plan\u00e8te qui est fondamentalement interconnect\u00e9e, sur laquelle nous vivons, mais \u00e0 laquelle nous ne pr\u00eatons pas attention \u00bb\u00a0<a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>. Ce qui peut expliquer pourquoi des tremblements \u00e0 l&rsquo;autre bout du monde peuvent vibrer avec notre corps.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">D\u00e9velopp\u00e9 par son approche \u00ab\u00a0Po\u00e9sition\u00a0\u00bb \u00e0 travers de l\u2019ensemble de l\u2019exposition <em>Co(nai\u0302tre), <\/em>Potana cr\u00e9e un \u00e9cosyst\u00e8me d\u2019attentions \u00e0 la connexion d&rsquo;un espace et d&rsquo;un temps qui sont <em>deeply implicated<\/em>. Il s\u2019y adresse au <em>Mouvement Primaire<\/em>, un terme \u00e0 travers lequel il r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 son travail, \u00e0 notre mani\u00e8re d&rsquo;agir et d&rsquo;habiter, \u00e0 ses adh\u00e9rences et \u00e0 ses topologies sensibles. C&rsquo;est une question sur le r\u00f4le de l&rsquo;art, sur ce qu&rsquo;il peut encore faire aujourd&rsquo;hui, s&rsquo;il peut faire quelque chose face aux crises \u00e9conomiques et migratoires, au fascisme politique et \u00e9cologique, \u00e0 l&rsquo;injustice, \u00e0 la suj\u00e9tion racial-colonial en cours.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">La vitalit\u00e9 d\u2019\u0153uvre de Jonathan Potana se refl\u00e8te et se r\u00e9fracte dans une cosmogonie, le lieu majeur de ses pr\u00e9occupations. <em>Co(nai\u0302tre) <\/em>est un endroit de rencontre, d\u2019\u00e9merveillement, par des mouvements invisibles et primaires qui s\u2019impliquent \u00e0 un niveau interstellaire pour vibrer \u00e0 travers nos corps.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">simona dvor\u00e1k<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Estelle Coppolani\u00a0: <em>L\u2019\u00eele manquante<\/em> \u00ab\u00a0J\u02bcai observ\u00e9 souvent, en me penchant au-dessus d\u02bcune carte du monde, l\u02bcabsence de mon \u00eele. Mon \u0153il imitait un trajet volatile quittant la baie de Marseille et descendant l\u02bcimmense continent jusqu\u02bc\u00e0 l\u02bcarchipel des Mascareignes. L\u00e0, cependant, alors que l\u02bc\u00eele Maurice figurait le plus souvent, comme tendue vers ce sous-continent indien dont j\u02bcai tant entendu parler, je ne retrouvai pas la R\u00e9union.\u00a0Les cartes anonymes (pensai-je) perp\u00e9tuaient une impression bleue, sans trace ni indice particulier du lieu de naissance. Ma famille \u00e9tait absente de la carte du monde, noy\u00e9e quelque part dans l\u02bcoc\u00e9an, tout comme la langue que nous partagions et dont les livres d\u02bc\u00e9cole ne parlaient qu\u02bcavec d\u00e9dain.\u00bb Source\u00a0: <a style=\"color: #000000;\" href=\"https:\/\/estellecoppolani.com\/#lilemanquante\">https:\/\/estellecoppolani.com\/#lilemanquante<\/a><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Walter Benjamin, \u00ab\u00a0Paris Capitale du XXe si\u00e8cle\u00a0\u00bb. <em>Le livre des passages<\/em>, Les \u00e9ditions du Cerf, 1989.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Dans l\u2019article de Pac Pobric : \u201cThe man without a face: Jimmie Durham at the Whitney Museum\u201d, In : <em>The Art Newspaper.<\/em> 2017. Le journaliste analyse la controverse autour de l&rsquo;\u0153uvre de Jimmie Durham et de son appartenance \u00e0 la communaut\u00e9 Cherokee, ce qui constitue un compl\u00e9ment d&rsquo;information ici, non li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre de Jonathan Potana. Plus d\u2019information sur la r\u00e9trospective de Jimmie Durham au Whitney Museum, New York : <a style=\"color: #000000;\" href=\"https:\/\/www.theartnewspaper.com\/2017\/11\/10\/the-man-without-a-face-jimmie-durham-at-the-whitney-museum\">https:\/\/www.theartnewspaper.com\/2017\/11\/10\/the-man-without-a-face-jimmie-durham-at-the-whitney-museum<\/a><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> C\u2019est \u00e0 partir du <em>Discours Antillais<\/em> (1981) que s\u2019impose, dans les \u00e9crits d\u2019\u00c9douard Glissant, la notion de \u00ab Relation \u00bb telle qu\u2019elle trouve son op\u00e9ralit\u00e9 au sein de ce que le po\u00e8te nomme une \u00ab Po\u00e9tique \u00bb \u2013 bient\u00f4t organisatrice d\u2019une pens\u00e9e du \u00ab Tout-Monde \u00bb. Lire\u00a0: <em>Archipels Glissant<\/em>, Sous la direction de : Toma Yann, Simasotchi-Bron\u00e8s Fran\u00e7oise, Noudelmann Fran\u00e7ois, France, 2020.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Dans leur derni\u00e8re \u0153uvre vid\u00e9o, <em>Ancestral Clouds Ancestral Claims<\/em>, Denise Ferreira da Silva et Arjuna Neuman pensent sans temps ni espace. Iels formulent une r\u00e9ponse \u00e9thique \u00e0 la suj\u00e9tion racial-colonial en cours, dans laquelle il est crucial de se d\u00e9tacher de la lin\u00e9arit\u00e9 (du temps) et de la s\u00e9parabilit\u00e9 (de l&rsquo;espace). Iels exp\u00e9rimentent ici l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment du vent, qui distribue la mati\u00e8re en dehors du temps et de l&rsquo;espace, dans une vision \u00e9l\u00e9mentaire de la plan\u00e8te.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Denise Ferreira da Silva, \u201cOn difference without Separability\u201c <em>32a Bienal de Sao Paolo Art Biennial<\/em>, 2016, 57-65.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jonathan Potana, Co(nai\u0302tre) Aubervilliers est une ville qui porte en elle l&rsquo;analogie \u00e9vocatrice d&rsquo;un pass\u00e9 colonial et de la pr\u00e9sence d&rsquo;une migration en continu. C\u2019est un paysage cr\u00e9ole, spectral, d\u00e9laiss\u00e9, comme pluriel et m\u00e9tabolis\u00e9 par des couleurs vibrantes en rythme, en ar\u00f4mes, en langues, en noms : le d\u00e9partement de la Seine-Saint-Denis, peut \u00e9voquer Saint-Denis,&#8230;  <a class=\"excerpt-read-more\" href=\"https:\/\/www.ensapc.fr\/fr\/jonathan-potana-conaitre-par-simona-dvorak\/\" title=\"Read Jonathan Potana, Co(nai\u0302tre) &#8211; par simona dvor\u00e1k\">Lire la suite &raquo;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":33,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-12118","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ensapc.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/12118","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ensapc.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ensapc.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ensapc.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ensapc.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12118"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.ensapc.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/12118\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12122,"href":"https:\/\/www.ensapc.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/12118\/revisions\/12122"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ensapc.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12118"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}