research

Research lines

THE LINES OF RESEARCH, DEDICATED TO THEORETICAL AND EXPERIMENTAL RESEARCH IN ART, TAKE A VARIETY OF FORMS.

The research lines – proposed in priority to fourth and fifth year students – are work spaces that take different forms and mobilize numerous institutional partners and national and international artist-researchers over a variable period of time, often several years. The theoretical and multidisciplinary issues involved feed, on the one hand, dissertations that the students defend for the DNSEP and, on the other hand, their artistic productions, as well as various projects that take different forms (colloquia, editions, exhibitions, festivals, etc.). Several research lines are currently being developed under the direction of artists and theorists who teach at the school in collaboration with numerous partners:

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FABRIQUES DE L’ÉCRITURE

Enseignante responsable : Laure Limongi
Intervenant·es : un·e auteur·ice confirmé·e, un·e auteur·ice émergent·e, un·e éditeur·ice, un·e responsable d’association d’auteur·ice (formation sur le statut de l’auteur·ice).
En partenariat avec l’université de Cergy CYU et l’université de Paris 8.

Destiné aux étudiant·es pratiquant l’écriture, cette ligne de recherche invite à s’intéresser à la fabrique de l’écriture en étudiant les gestes d’auteur·ices et en situant sa propre pratique. Dans une démarche de recherche-création, la pratique d’écriture de chaque étudiant·e sera mobilisée en même temps que ses facultés de problématisation et de commentaire.

Nous recevrons plusieurs intervenant·es en master class durant l’année : auteurs et autrices confirmé·es ou en début de parcours, éditeurs, éditrices, programmateurs et programmatrices, spécialistes du statut artiste-auteur… afin d’ouvrir une fenêtre sur la vie professionnelle de l’écriture et de la recherche-création.

LA MONTAGNE DES SIGNES

Enseignante responsable : Carole Boulbès
Avec les interventions d’Alejandra Riera et de Florent Caron Darras
Invitées : Karla Segura Pantoja et Cristina de Simone

L’étude des écrits esthétiques d’Antonin Artaud guidera les différentes étapes de la recherche. On s’intéressera tout autant à ses articles critiques sur l’art européen et extra-européen qu’à ses manifestes sur le théâtre, ses dessins, ses recueils de poèmes, ses enregistrements radiophoniques et ses scénarios de film.

L’un des points de départ sera le séjour du poète Antonin Artaud à Mexico pendant l’année 1936. Sa rencontre avec les Indien·nes de la Sierra Tarahumara au Nord du Mexique fut un moment décisif qui modifia durablement sa vision du monde, du théâtre et de l’activité artistique. Outre l’ethnologie seront abordés des thématiques liées au surréalisme, aux artistes femmes et à l’art contemporain mexicain.

LES HÉROS DE LA VIE MODERNE

Enseignante responsable  : Corinne Le Neün

Travestissement et fictions de genre

En lien direct avec la thèse en cours sur Jean Genet et les Avant-gardes artistiques japonaises, thèse encadrée par la professeure émérite Sylvie Brodziak de CY université et le professeur en études japonaises Gérald Peloux de l’Inalco, nous aborderons la constitution d’un fonds d’archives. Seront déposés entre autres des documents résultant de la recherche menée au Japon, dont ceux de L’université de Keio à Tokyo, issus du fonds du créateur de l’Ankoku Buto (la danse des ténèbres), Hijikata Tatsumi, grand admirateur de Jean Genet. Le titre Les héros de la vie moderne émane des écrits de l’auteur dans “Un captif amoureux”.
La figure de l’Onnagata sera au centre de notre recherche pour ce semestre. En japonais l’ Onnagata  女方désigne depuis 1629, l’acteur masculin interprétant des rôles féminins.  Tamasaburo Bando V, en 1995, déclarait dans un film de Daniel Schmidt : « Autrefois, je pensais que je jouais comme une femme. Mais je n’ai jamais vu le monde avec les yeux d’une femme. J’ai compris que mon regard est celui d’un homme. Avec les sentiments et les yeux d’un homme, je joue une femme comme un peintre la peint. Ainsi je crée un rôle de Onnagata. »
Nous explorerons l’inscription de cette tradition dans le théâtre Kabuki japonais.
La question du travestissement s’ouvrira sur la place du corps féminin qui en constitue la part d’ombre.

Transidentités

A partir du film de Toshio Matsumoto “Les funérailles des roses” (Bara no soretsu)  notre recherche portera sur la représentation des transidentités sur les scènes artistiques, littéraires, chorégraphiques et cinématographiques contemporaines.

PARTAGES, PASSAGES & PANACÉES

Enseignante responsable : Laure Limongi
En partenariat avec l’université de Cergy CYU

« Un jour, on saura peut-être qu’il n’y avait pas d’art, mais seulement de la médecine. »
Jean-Marie Gustave Le Clézio, Haï, 1971.

Care & littérature

Nous parcourrons des œuvres littéraires – en particulier dans le domaine de la littérature contemporaine mais pas seulement – au prisme d’une série de gestes marquants positivement du point de vue du lecteur, de la lectrice : prise de conscience, réparation, accompagnement pendant une épreuve… La littérature peut-elle nous faire du bien tout en conservant sa nécessaire polysémie ? Sans être réduite à une fonction ?

« Partages, passages » car le partage de références sera au cœur du processus, les inscrit-e-s étant invité-e-s non seulement à se créer leur propre panorama d’élection parmi les gestes proposés mais aussi à proposer à leur tour des références : la participation active des étudiant-e-s est constitutive du processus engagé pendant le cours. Quant au terme « panacée » ici au pluriel, il incite à analyser ce qui, dans la lecture de textes littéraires, change des choses en nous, comment la lecture nous transforme, comment elle nous aide à envisager autrement la texture même du temps. Le pluriel insiste sur l’irréductible plurivocité de la littérature : il ne s’agit pas d’en fixer un sens restreint mais bien de faire dialoguer ses multiples interprétations.

Nous aborderons ainsi divers courants : métafiction, poésie sonore, écritures documentaires/de l’enquête, autofiction… à travers des textes lus et commentés.

Corollaire : l’écriture. Ce cours s’envisage en lisant, en écrivant (pour paraphraser Julien Gracq) dans une démarche de recherche-création. Chaque participant-e sera invité-e à problématiser des éléments issus des lectures avant de les mettre en tension au cœur de sa propre pratique d’écriture.

POÉSIE VISUELLE, UNE APPROCHE PLASTIQUE DU TEXTE
Qu’est-ce qui compte ?

Enseignantes responsables : Alejandra Riera & Carla Adra

Si nommer n’est pas montrer, comment opérer ce passage entre l’écrit et sa forme de présentation ? « Où reste ce qui ne rentre pas dans les mots ? », écrit l’artiste Eva Lotz. Comment penser la matérialité de l’écriture et le lieu où elle s’inscrit plastiquement, pierre, bois, terre, argile, corps, sel, parchemin, métaux, peaux, papier, murs, vases, eau, sable…, poussière ?

Qu’est-ce que la réalité et le devenir de l’écrit dans une œuvre plastique ?

Écrire plastiquement implique non seulement des corps et des mains pensantes mais une interaction et observation attentive du monde qui nous entoure. Comment créer un temps à l’intérieur du temps pour penser une écriture-lecture des événements avec nos moyens, langues et outils plastiques qui prennent soin de soi et du monde ?

On s’intéressera à l’acte d’écrire au sens large : écrire, comment ? Comment écrire sans écrire ? Écrire sa vie, ou plutôt comment faire trace ? Comment faire exister quelque chose de l’ordre de l’écrit sans nécessairement passer par “le texte” ?

Cet ARC et ligne de recherche, propose de penser l’écriture comme matière et traduction concrète d’une pensée du monde. Nous allons ainsi nous déplacer dans les formes visuelles, sonores, performatives, intuitives, asémiques, brutes. L’écriture devient ici geste, rythme, formes-de-vie, présence, pratique poétique, empreinte.

TROUVER LE CHEMIN DANS CHACUNE DES ALLÉES QUI OBLIQUENT

Enseignantxs responsables : François Aubart & Jagna Ciuchta

On associe souvent les la pensée queer à une méfiance visà-vis des essentialisations et des normes qui définissent les sexualités ainsi que les genres selon des critères immuables, définitifs. Elles ont aussi une grande influence dans nos façons d’agir, dans nos interactions et dans nos activités quelles qu’elles soient. C’est cela que nous voulons approcher durant ces séances, le désordre actif comme motivation, ce que les pratiques queer nous font lire, ce que les théories queers font à la pratique.

Peut-on inventer des méthodes méfiantes des catégories ? Comment formuler des alternatives qui ne se solidifient pas ? Comment mettre en lumière des voix tues sans les éteindre ? Voilà quelques-unes des questions que nous aimerions explorer. Sans programme préalable, portéxs surtout par un désir de partage et de découverte, nous voudrions d’abord discuter ensemble de théories et de recherches qui nous passionnent, de celles qui nous seront présentées par les étudiantxs impliquéxs et par quelques invitéxs. Ces échanges permettront, nous l’espérons, de réunir un matériau et des pistes pour réaliser, l’année prochaine, un projet de publication.

Le nom de cet ARC et de cette Ligne de recherche est une citation du livre de Monique Wittig “Le Corps lesbien”.

CO-

François Aubart
Partners: Master Sciences et Techniques de l’exposition (Université Paris 1
Panthéon-Sorbonne) and the Palais de Tokyo.

Art is often seen as a form of personal expression, seemingly a guarantee of originality. Collective practices have always represented an alternative to this individualisation. There are many reasons for working in groups. They can be practical, allowing time, tasks and skills to be shared. They can be political, opening the door to non-hierarchical, less controlled, less standardised forms of organisation. They can be social, considering that it is the activity of the group itself that is the vector of emancipation. Obviously, there are as many reasons to work collectively as there are collective initiatives. This line of research will provide an opportunity to discover some of them as well as their motivations. Organised in partnership with the Sciences et Techniques de l’Exposition Master’s programme (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) and the Palais de Tokyo, it will also provide an opportunity to see how these questions intersect with curatorial practices and, depending on the direction our discussions take, to develop a project together.

 

GÉNÉALOGIE DU CYBORG / CYBORG GENEALOGY 

Christian Merlhiot and Corinne le Neün
Guest : Donatien Aubert

Contemporary imaginaries are weighed down by technological mythologies that guide developments in scientific research as well as public debates. Among the beings promulgated by technoscientific narratives has emerged the figure of the cyborg. The ‘cybernetic organism’ originally conceived by Manfred Clynes and Nathan S. Kline as the decisive agent conquest of space during the Cold War was soon to be reinvented by Donna Haraway as a model of feminist transcendence and emancipation. The figure of the cyborg, involving the pairing of the human body with technological devices, is contingent on this dual heritage – paramilitary and libertarian – which makes them an ambiguous character in the science-fictional imaginary. The aim of this line of research will be to trace its genealogy and question its various literary, cinematographic and artistic incarnations in the two countries that have contributed to making it a leading fictional figure: the United States and Japan. The course will invite students to present, analytically and critically, works from both countries that incorporate the figure of the cyborg.

JAPONOLOGIES

(Clôturée)

Corinne Le Neün
Avec la participation de Bruno Fernandes.

En partenariat avec la Cinémathèque française, le fonds Alive, le Centre National des Arts Plastiques, la Villa Kujoyama, Institut français au Japon dirigée par Charlotte Ischii-Fouchet ; Héritages : Culture/s, Patrimoine/s, Création/s (UMR 9022), unité mixte de recherche portée par CY Cergy Paris Université, le Centre National de la Recherche Scientifique et le Ministère de la Culture.

Initialement fondé avec les chercheurs de l’Inalco (Le professeur Michael Lucken) le séminaire a pour ambition de doter les étudiant.e.s des outils de l’analyse critique en leur offrant les connaissances nécessaires à la compréhension de la création au Japon et cela en vue de mieux appréhender une culture qui exerce une puissante fascination sur toute une jeune génération. Lors de cette nouvelle saison de Japonologies, le travail d’analyse de divers registres d’images se poursuivra grâce aux apports historiques, culturels et linguistiques mis en partage par les intervenant.e.s (chercheur.euse.s, étudiant.e.s, artistes et enseignant.e.s) avec comme point central la généalogie des images et les questions de l’influence des modèles esthétiques fournis par les arts japonais et les constants allers retours entre les différentes cultures.

 

LES ICONOPHAGES

Nicolas Charbonnier and Corinne le Neün

(Clôturée)

This unusual proposal has been devised in partnership between the sound workshop and the art history seminar. The aim is to work together to explore the fascinating theme of the ‘eaten image’, of which art historian Jérémie Koering has made an exhaustive list.

“Eating or drinking images… what a strange idea! And yet, since Antiquity, people have always feasted on frescoes, icons, sculptures, engravings, embossed hosts, heraldic wafers, marzipan representations and sculpted dishes… Specifically produced to be consumed or diverted from their original purpose to be ingested, these figurative artefacts have not only been looked at but also incorporated in solid or liquid form. But how can we explain such attitude towards them? Why take an image into your own body, at the risk of destroying it, rather than contemplating it sensibly from a distance? What are the imaginaries that run through these desires for incorporation? What visual configurations are presented to the mouth, and what are their effects? What therapeutic, religious, symbolic or social functions can be attributed to this type of iconic relationship? These are just some of the questions on which this investigation into iconophagy is based.” Teaching will take the form of podcasts, which will be broadcast regularly on the Drive.

 

PRATIQUES ARTISTIQUES CONTEMPORAINES : REGARDS CROISÉS ENTRE ART ET SCIENCES SOCIALES

Nicola Lo Calzo, Kathryn Weir

(Clôturée)

ENSAPC and Sciences-Po Saint-Germain are offering a joint course designed to combine theoretical and artistic approaches to contemporary political and social issues.

Lasting 24 hours (four 4-hour sessions and a final laboratory day) and intended for art students and political science students, this seminar brings different perspectives together by combining social sciences and artistic practices. The semester will be organised around a range of issues, with the aim of broadening the scope of reflection and perspectives – sometimes divergent – on key ideas and issues of our time through the lens of contemporary artistic practices. The concepts of situated knowledge, artistic research and interdisciplinary collaboration, expanded geographies and histories of art but also the educative shift in art and horizontal pedagogies will all be addressed. Questions of narrative, individual and collective memory, scenario and speculation in artistic practice and social sciences will also be considered. Guest speakers who develop critical thinking within the social sciences will be invited, as well as participants from the world of art and from associations and activists.

TERRAIN VAGUE

Éric Maillet
Partners: ETIS Laboratory (CY University), ENSEA – Ecole Nationale Supérieure de l’Electronique et de ses Applications (CY University), LABBOITE Fablab.

(Clôturée)

The aim of this line of research is to explore and support artistic and theoretical approaches around urban art and the notion of the itinerary, in conjunction with digital and cartographic tools. The project as a concept is central to this and forms the basis of the research. Theoretical contributions will underpin the participants’ works. This line of research is therefore the ideal place if you want to develop projects exploring urban space, by questioning and developing digital devices. There are no technical prerequisites (although a minimum level of interest in these tools is preferable), but we do expect you to have a desire to question public space and put forward one or more proposals. This line of research is being carried out as part of the ETIS Laboratory at CY and ENSEA, by Lilyana Petrova (theorist and artist in Digital Humanities), Sylvain Reynal (researcher, theorist, artist) and Eric Maillet.