
Du 19 au 28 mars 2026
À Points communs – Théâtre 95 & à l’ENSAPC
Pour la sixième année consécutive, l’ENSAPC participe à la programmation du festival Arts et Humanités. Cinq étudiant·es présenteront leurs œuvres dans le cadre d’une exposition pensée avec Caroline Lion, artiste de la compagnie Ziferte en résidence à Point Commun : Marilou Chantelauze-Tzonev, Go Jeongwon, Nina Ladj, Cécile Normand et Elea Roussel.

Marilou Chantelause-Tzonev, photo ©Renardiroux
Marilou Chantelause-Tzonev est une artiste franco-bulgare. Elle grandit à Saint-Denis, ville dans laquelle elle forge les bases de sa pratique artistique. Son parcours se précise au théâtre de la ville en participant à des projets collaboratifs tels que Au cœur (2016), Ses Majestés (2017) et Les Sonnets (2018). Ils marqueront durablement son rapport à la scène, au récit et au collectif. Actuellement étudiante à l’ENSAPC, son travail se déploie à travers des médiums multiples mêlant peinture, sculpture, écriture et collecte de témoignages. Elle développe une recherche ancrée sur la fiction comme outil critique des représentations du pouvoir. Son travail explore le désenchantement né de la confrontation entre mythes fondateurs et réalités sociales.

« L’archive photographique », photo © Go Jeongwon
Après avoir travaillé comme infirmière en Corée du Sud, Go Jeongwon s’oriente vers des études artistiques en France, elle est actuellement étudiante en 3ème année à l’ENSAPC. Sa pratique s’articule autour de multiples médiums incluant la peinture, le volume et la performance. Elle crée des œuvres où la peinture et le volume s’harmonisent pour ne former qu’un. Son travail s’appuie sur ses expériences personnelles pour proposer une relecture contemporaine du chamanisme et des traditions folkloriques coréennes. Récemment, sa recherche s’est élargie aux thématiques du travail physique et du care, en explorant les liens entre le corps au travail et les émotions qui l’accompagnent.

Nina Ladj, photo © Malou Tzonev
Nina Ladj (Nice 2003) est une artiste plasticienne qui réinjecte une méthodologie juridique dans son processus créatif pour disséquer son histoire personnelle et familiale, tout en interrogeant les champs humanistes et politiques qui la traversent. À travers une attention obsessionnelle portée au motif, elle explore la reconstruction et la mécanique du geste. Son travail méditatif que lui procure l’aller-retour de l’aiguille, et du pinceau, révèle un espace d’introspection et de réparation. Et par le soin qu’elle apporte à ses pièces, elle cherche à insuffler une force à la fois collective et mémorielle, ouvrant la voie à un autre langage, au-delà des mots.

« Le Bryophasme », photo © Vanessa Kroupa
Cécile Normand, née à Dourdan (Essonne), vit et travaille à Paris. Diplômée d’une école de maquillage artistique et d’effets spéciaux en 2017, elle poursuit sa formation à l’École Boulle où elle obtient en 2020 un diplôme de gravure en modelé, avant d’intégrer l’ENSAPC en 2021. Sa pratique s’articule autour de la sculpture, du dessin et de la gravure sur métal. Dans son atelier, Cécile bricole du vivant, elle teste, assemble, transforme. Fascinée par les effets spéciaux des années 1980, elle crée des créatures fragiles et sensibles à partir de matériaux glanés (métal, verre pilé, plastique, mousse…) qu’elle lie au plâtre ou par la soudure. Elle fabrique des créatures hybrides artificielles avec chacune leur propre histoire, qu’elle écrit au fur et à mesure de leur création. Elle aime chercher comment une texture peut en imiter une autre, comment une sculpture inerte peut sembler vivante par la matière et les couleurs utilisées. Autour de ses bestioles, elle construit tout un monde, pas un univers à part, mais une extension possible de notre réalité. Un espace où chacun peut projeter ses propres récits.

« Détails d’une façade d’un bâtiment, Place des Touleuses, Cergy, 2025 », photo © Gaëtane Martinot
Elea Roussel est née à Rome en Italie. Elle vit et travaille à Paris. D’un père français et d’une mère italienne, elle grandit imprégnée par deux cultures depuis sa naissance. Les paysages romains de son enfance cherchent éperdument une petite faille où se glisser. Des histoires mousseuses et humides, (strate temporelle) qu’elle retrouvait dans certains coins de la ville nouvelle – Cergy – depuis son arrivée à l’école en septembre 2021. Actuellement en 5ème année, elle développe un dialogue entre les espaces et leur histoire sous la forme de pièces sculpturales en mosaïque ou de photographies. Elle cueille des images et des matières qui lui racontent les espaces et leurs usages. Chaque projet se construit au travers d’une collaboration où le dialogue et le partage sur ces espaces laissent la création devenir elle-même un nouveau lieu de rencontre. Pour l’exposition du festival Arts et Humanités #8, elle invite Gaëtane Martinot, un·e réalisateur.ice/artiste/archiviste qui vit et travaille à Cergy-Pontoise.
