Oscillation

© Nathan Ficagna, Sans Titre, 2025

Oscillation

Exposition au Centre d’art Ygrec-ENSAPC
Une collaboration entre l’ENSAPC et l’ESAD TALM Le Mans
Du 12 juin au 19 septembre 2026
Vernissage le 12 juin de 17h à 21h

Avec : Fanaja Andriamamonjy, Alexis Boucher, Emma Cambron, Lou Dalifard, Gaylor Duclaux, Nathan Ficagna, Anna Gourdin, Keti Kshutashvili, Sabela Ledet Pineiro, Pierre Lepetit, Cassandre Marie, Assia Mebarki, Mathilde Rato, and Olympia Rezgui.

Sur une proposition de : Laura Brunellière (artiste et enseignante à l’ESAD TALM Le Mans) et Christian Genty (artiste et enseignant à l’ENSAPC) en collaboration avec Guillaume Breton (directeur artistique du Centre d’art Ygrec)

L’exposition Oscillation s’inscrit dans un programme d’échange entre deux écoles d’art et deux ateliers de photographie.

Dans les espaces d’exposition, les jeunes artistes sont invité·es à faire dialoguer leurs images et leurs recherches en cours. Une première rencontre s’est tenue à huis clos à l’ESAD TALM Le Mans en décembre 2025. La poursuite de ces échanges, à distance et hors les murs, a donné lieu à la création de quatre ensembles d’images, quatre dialogues, quatre récits, qui dessinent un état des lieux sensible de la contemporanéité, porté par leurs quinze auteur·rices. En cette année marquant le bicentenaire de l’invention de la photographie, cette nouvelle génération, née avec l’image générative, s’approprie et reconfigure ce que l’on désignait jusqu’alors comme « style photographique ».

Présenté au Centre d’art Ygrec à Aubervilliers, Oscillation en constitue le premier volet. L’exposition sera ensuite réinterprétée et investira la galerie d’exposition de l’école du Mans en octobre 2026.

© Keti Kshutashvili, Mirages, 2025.

Aubervilliers, 2026

« (…) Tu es né dans la fin des années 90, début des années 2000, et tes images d’enfance sont peut-être plus peuplées par des créatures japonaises que par des balades sur la grève. Un cri traverse tout de même ta génération. Désormais, tu as le luxe de convoquer un souvenir en quelques secondes, le temps d’accéder au disque dur. Ce n’est plus ta mémoire qui reconstitue les images, mais l’inverse. La photographie a enregistré des détails auxquels tu n’aurais pas pensé. Au-delà des archives familiales, la télévision, Google, Instagram, t’offrent de la documentation à outrance. Tu te souviendrais presque de ce qui a précédé ta naissance. Ces images envahissent, gavent, saturent, elles fixent un présent que tu n’as pas véritablement vécu. Elles inventent, sans te laisser le temps de recoller toi-même les morceaux. Mais là encore, tu finis par tout zapper. Ce qui t’arrête devant ce tableau, ce n’est pas le constat de l’oubli, mais de son impossibilité (…) »

Extrait du texte de Lou Dalifard accompagnant l’exposition.