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Postmasters

En 2017, deux appels à candidatures, destinés à de jeunes artistes et théoriciens, seront diffusés pour des postmasters internationaux.


Moving frontiers - Faire et défaire / Do and undo
Art by translation

Moving frontiers – Faire et défaire / Do and undo

The post-graduate programme “Moving frontiers – Do and undo / Faire et défaire” is recruiting six young artists and/or theoreticians. Deadline for applications : April 18 2017. Please find the call for applications in english as a pdf below.

Le postmaster « Moving frontiers – Do and undo / Faire et défaire » recrute six jeunes artistes et/ou théoriciens. Date limite de candidature : 18 avril 2017. L’appel, sous forme d’un fichier pdf se trouve ci-dessous.

En partenariat avec la Triennale SUD 2017 et le centre d’art Doual’art (Cameroun), « Moving Frontiers – Faire et défaire / Do and undo » propose un dispositif annuel, avec trois espaces-temps intensifs, autour desquels les participants interrogent leurs propres limites esthétiques et théoriques pour en inventer d’autres. « Moving Frontiers – Faire et défaire / Do and undo » se présente comme un lieu de création de pratiques artistiques, théoriques et politiques radicales capables d’interroger notre époque.

« Moving Frontiers – Faire et défaire / Do and undo » met d’emblée au centre du dispositif la question esthétique, politique, et théorique des frontières. Les pratiques esthétiques, théoriques, et politiques sont façonnées et orientées par de multiples frontières, protéiformes, internes comme externes, implicites comme explicites, latentes ou patentes. Ces frontières se trouvent au cœur d’enjeux de pouvoirs, de définitions, de délimitations, de colonisations et d’identités. Elles peuvent constituer des instances normatives, créer et renforcer des rapports de force, de soumission, provoquer des effets sclérosants, voire des censures inconscientes. Elles tendent à assigner l’art et la théorie à des lieux spécifiques, à instaurer des clôtures entre les différents domaines artistiques, entre les disciplines, et ainsi à bloquer les imaginaires et l’expérimentation.

Le projet de « Moving Frontiers – Faire et défaire / Do and undo » est de produire des imaginaires liés à d’autres pratiques esthétiques et théoriques. Mais aussi d’éprouver pratiquement et théoriquement les frontières que nous rencontrons quotidiennement et avec lesquelles nous devons tous composer, à l’intérieur de nos pratiques, mais surtout entre nos pratiques. Des frontières qui, plus généralement, structurent notre rapport à l’espace, au temps, aux images, aux institutions, à la politique, aux territoires, au public, à nous- mêmes ? Comment penser leur historicité et leur contingence ? Mais surtout, comment s’en déprendre ? Et de quelles façons cette départition ouvre-t-elle la voie à l’invention d’autres manières de faire, d’autres manières de penser, et d’autres manières de thématiser la relation entre le faire et le penser ?

Conférence à l’Institut français du Cameroun à Douala le 5 octobre 2017

Institut français 61bis boulevard de la liberté Akwa – Douala

Moving frontiers – Do and undo / Faire et défaire, plateforme expérimentale de recherche artistique, mobile et ouverte, est initiée par l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy, en partenariat avec la Triennale SUD 2017 et le centre d’art Doual’art (Cameroun).

L’ENSAPC est située en banlieue nord-ouest de Paris. Sa position en périphérie, dégagée de toute idée de centre, ouvre à des questionnements, des écarts. Des pratiques expérimentales s’y activent, conscientes de la force de ce décentrement. Fidèle à cette histoire, à cette transversalité assumée, à cette approche critique des enjeux contemporains ainsi qu’à la place centrale accordée à l’expérimentation, « Moving frontiers – Do and undo / Faire et défaire » se propose d’interroger les problèmes des frontières et des territoires mais aussi de faire place aux problématiques contemporaines sur l’Afrique, la migration, la question coloniale et postcoloniale, etc. Le projet est de produire des imaginaires qui éprouvent pratiquement et théoriquement toutes les frontières que nous rencontrons quotidiennement et avec lesquelles nous devons tous composer, à l’intérieur de nos pratiques, mais surtout entre nos pratiques. Il s’agit ainsi de constituer un lieu de création de pratiques artistiques, théoriques et politiques radicales capables d’interroger notre époque.

Équipe artistique et théorique: Sylvie Blocher, Antoine Idier, Geoffroy de Lagasnerie.

Avec la participation de: Cécile Bourne-Farrell, Marilyn Douala Manga Bell, Hervé Yamguen et Hervé Youmbi.

Artistes : Soufiane Ababri, Alfredo Coloma, Badr El Hammami, Cléophée Moser, Jean-David Nkot, Caroline Trucco, Hua Yang.

Assistants : Ernest Dizoumbe Oumarou, Daniel Onguene, Josue Elong, Aurelie Djiena, Louise Sombga, Brice Bamy Jantou, Fabrice Ekandjoum Mbangue. Avec le soutien du Ministère de la culture et de la communication (France), de la société BIC, de l’Institut Français du Cameroun à Douala et de la Cité internationale des arts (France).

En collaboration avec l’Institut des beaux-arts de l’Université de Douala à Nkongsamba (Cameroun). Avec l’aide logistique du Cercle Kapsiki (Cameroun).

Programme :

13h Ouverture Amandine Sagnes, directrice de l’Institut français du Cameroun à Douala Sylvie Blocher, Antoine Idier, Hervé Yamguen, Hervé Youmbi, artistes et théoricien Duval Temgoua, modérateur

13h25 Place et combat des femmes dans la société camerounaise Henriette Ekwe, journaliste

14h15 Lectures Hervé Yamguen, artiste et poète

15h05 Le cinéma africain et la question des frontières Pr. Annette Angoua Nguea, critique de cinéma, directeur de l’Institut des beaux-arts de l’Université de Douala à Nkongsamba

15h35 L’art contemporain en Afrique et son rapport aux frontières Lionel Manga, écrivain

16h25 Lectures Hervé Yamguen, artiste et poète

17h15 Performance, mémoire et violences sociales Christian Etongo, artiste et performeur

17h45 Récit d’une expérience individuelle des frontières, projection et performance Sadrak Pondi, rappeur

Art by Translation

Conçu en partenariat avec l’École supérieure des Beaux-Arts TALM Tours-Angers-Le Man, « Art by translation » interroge la question de la traduction dans les arts. Conçu comme un troisième cycle, il se propose de travailler autour de plusieurs axes : les processus et les enjeux idéologiques de la traduction dans les arts ; les utilisations et fonctions des documents et de l’archive dans la pratique contemporaine ; l’algorithme comme principe d’organisation culturelle.

Programme itinérant, ce programme est
 dédié à la recherche et la production d’œuvres et d’expositions. Cette nouvelle plate-forme vise à développer des modèles alternatifs de pratiques d’histoire et de théorie des arts, de pratiques curatoriales et de production artistique dans un cadre international. Chacune de ses sessions de trois ans est consacrée à un thème de recherche spécifique et implique les étudiants et les professeurs-chercheurs de différentes disciplines (histoire de l’art et théorie de l’art, littérature comparée, pratiques artistique et curatoriales…). « Art by Translation » se déplace dans différents sites en Europe et en Amérique du Nord où sont développés des projets artistiques et curatoriaux en collaboration avec des musées locaux, des centres d’arts, des écoles d’art et des universités.