Etudier à l'ENSAPC

DÉJÀ-LÀ

Boris Achour et Jerome Combier
En collaboration avec l’atelier son
En partenariat avec l’Antre Peaux (Bourges) et le cinéma L’entrepôt (Paris)

Il s’agira de réaliser, seul ou à plusieurs, un (ou plusieurs) film(s) avec la contrainte d’utiliser uniquement des éléments préexistants (images, sons et textes). Ces films, narratifs ou pas, questionneront, expérimenteront et travailleront avant tout le fait de travailler avec du “déjà-là” mais également la nature même de ces éléments, leurs origines et réseaux de diffusion, leur quantité à  la croissance exponentielle, ainsi que les notions de montage, de collage, de détournement, d’agencement, de ready-made, d’appropriation, d’auteurat, tout comme les rapports politiques, intimes, ou collectifs qui peuvent exister avec ces éléments… Ce travail se développera sur l’année entière et se conclura par une présentation publique des films réalisés.

DESSIN ÉTENDU ET RENDEZ-VOUS PARTICULIERS 

Jean-Luc Verna

Ce studio propose une semaine entière de cours de dessin, notamment de dessin de nu, exercice roi qui allie expression, graphie, perspective, anatomie et morphologie avec en accompagnement l’histoire de la pop et du rock des années 1960-1970 à 2000. Avec des modèles hommes et femmes. En l’absence de modèle, exercice « dessin par l’exemple » : d’Ingres à Crumb, de Verna à Didier Trentet, etc., analyser le dessin (style, sujet, positionnement technique, etc.) par écrit puis en faire des copies ou/et des dessins de même écriture.

FAIRE FEU DE TOUT BOIS

Laure Limongi
En partenariat avec la Maison de la poésie

S’adonner à l’écriture, quelle qu’elle soit et d’où que l’on vienne. Apprendre à s’emparer du moindre prétexte, du moindre détail pour amorcer un texte. Ainsi, gagner en assurance face à l’écrit. Rien de plus simple qu’écrire, après tout, il s’agit d’utiliser la langue qu’on parle, tous les jours ; donc en réalité, rien de plus intimidant, parfois, de la tirer de cette gangue quotidienne pour la transformer en matière créative, malléable, personnelle… C’est affaire de pratique et de familiarité. C’est ce que nous allons développer au sein de cet atelier pendant lequel, à travers des consignes données d’une séance à la suivante, on avancera pas à pas dans la pratique de l’écriture.

LA FABRIQUE

Laure Limongi
En partenariat avec CY Cergy Paris Université et l’Université Paris 8

Avec la participation de Nicolas Richard, Nicole Caligaris, François Massut, Jean-Max Colard

Progresser dans la maîtrise de l’écriture créative à travers des exercices ponctuels pouvant permettre d’explorer de nouvelles facettes de sa pratique. Cerner ses champs d’intérêt littéraires. Persévérer dans la dynamique de l’écriture. Le contenu de l’atelier se construira en fonction des personnalités présentes et de leurs aspirations. Écriture individuelle puis partage des textes (dynamique collective) mais aussi retours individuels. (Les séances alterneront ainsi des moments collectifs et de travail individuel.)

LA MÉMOIRE DU LION : PRATIQUER L’HISTOIRE (ANTI)COLONIALE PAR LA PHOTOGRAPHIE

Nicola Lo Calzo
En partenariat avec le Mémorial Acte

En collaboration avec l’atelier photographie, atelier sérigraphie et impression numérique, atelier édition
Avec la participation de Chantal Regnault, Karl Joseph, Anna-Alix Koffi, Jane Evelyn Atwood, Regis Samba Kounzi, Jeanne Mercier, Françoise Vergès

Ainsi dit un proverbe africain : « tant que les lions n’auront pas leurs historiens, les histoires de chasse tourneront tou- jours à la gloire des chasseurs ». Ce studio se propose d’aborder les nouveaux usages de la photographie (documentaire) pour appréhender les récits officiels et collectifs autant que les pratiques élaborées par les descendants des peuples colonisés et les groupes subalternes à l’encontre de l’expérience coloniale, de la violence et de l’oppression. Le projet photographique CHAM, sur les mémoires de l’esclavage coloniale, de ses résistances et abolitions devient l’une des études de cas à partir desquelles nous allons développer plusieurs axes de réflexions ainsi que les bases d’une pratique photographique située et critique. À partir d’une introduction à l’histoire sociale de la photographie, les formes dissidentes, la posture queer, les marronnages photographiques, nous allons questionner la place et le rôle que la photographie, dans son articulation aux sciences humaines, telle l’histoire sociale de l’art et la littérature, peut jouer comme double instrument d’investigation (de ces patrimoines), et de restitution. De quelle manière la photographie peut- elle nous éclairer sur la mémoire d’une communauté, autant que sur les relations de pouvoir dans lesquelles cette mémoire s’inscrit et opère ?

LA PHOTOGRAPHIE INFAMANTE

Renaud Auguste-Dormeuil

La peinture infamante est une pratique picturale du XVe siècle de l’Italie du Nord qui consistait à peindre de manière bien visible sur les murs des bâtiments publics des « images infamantes » de condamnés par contumace. Ces condamnés étaient également facilement identifiables grâce à des inscriptions (tituli) peintes en lettres bien visibles. À travers la visite d’expositions ou de lieux non muséaux en relation directe (ou pas) avec le champ de l’art contemporain, le studio est une invitation à réfléchir à la possibilité de construire aujourd’hui des images absentes ou mentales.

MISES EN ŒUVRES 
– DESSINS, PEINTURES

Carole Benzaken, Eric Dalbis.

Sous la forme de suivi des travaux, de présentations, d’entretiens collectifs et individuels, d’invitations de personnalités, le studio a pour objet de fournir : une aide à l’élaboration des moyens plastiques à l’analyse, à la réflexion, à la pertinence des choix techniques et des références, à la cohérence et aux conditions de présentation. L’objectif est d’aider l’étudiant-e à la réalisation, à la mise en œuvre de sa pratique artistique, au développement de son projet pictural ; de définir les spécificités de sa pratique dans une approche plurielle des contenus, des moyens et des techniques, des contextes.

PHOTOGRAPHIES

Jeff Guess

Un rdv hebdomadaire qui s’adresse aux étudiant.e.s cherchant à développer une réflexion et des projets spécifiquement photographiques. Cet accompagnement pratique et théorique passera par des discussions collectives, des lectures de textes, des visites d’expos et des rencontres avec des acteurs et actrices de la photographie contemporaine (artistes, historien.ne.s, curateurs et curatrices, etc.). À partir de la singularité du projet de chaque étudiant.e, ces activités collectives permettront de mieux cerner les enjeux et les potentialités des propositions à la lumière de la vaste histoire des pratiques photographique. Ces analyses critiques seront étayées par une réflexion sur la mise en espace et la mise en page. On explorera une gamme de pratiques très large allant des expérimentations argentiques aux développements les plus récents de la photographie automatisée et en réseaux.

PÔLE SON

Jérome Combier & Éric Maillet
En collaboration avec l’atelier son et Nicolas Charbonnier
En partenariat avec l’IRCAM et l’Institut du monde arabe

Le Pôle Son propose plusieurs axes simultanés : accompagnement du projet personnel de l’étudiant.e. Ce projet personnel est la raison principale d’une inscription dans le Pôle Son, il peut être soit amorcé auparavant dans un autre cadre, soit imaginé de toutes pièces au sein du studio ; workshops, séminaires et formations techniques ; sessions d’écoute d’œuvres (animées à tour de rôle par les trois animateurs du pôle son, et portant sur des domaines précis : pionniers de la musique électronique, le fieldrecording, histoire du sampling, la poésie sonore, etc.).

PRO BONO

Renaud Auguste-Dormeuil

À partir de la découverte et du visionnage de films ou de documentaires, de discussions et d’échanges sur la pratique en cours des étudiant-e-s participant au studio. Recherche, suivi et développement d’une pratique singulière de fabrication d’images (photographique et autres).

PUMP UP THE VOLUME 

Pierre Ardouvin
Avec David Douard 

En collaboration avec l’atelier bois et métal et l’atelier sérigraphie et impression numérique
Un workshop avec Rossella Biscotti aura lieu du 17 au 21 janvier 2022

Le studio Pump Up regroupe des étudiant.e.s engagé.e.s dans une pratique de volume, de sculpture ou d’installation. Il s’organise autour des projets indi- viduels des étudiant.e.s et en questionne les enjeux. Le suivi de la production des projets validés se fait en lien avec l’Atelier Volume. Il est d’autre part accompagné d’un questionnement autour du statut de ces pratiques aujourd’hui. Le studio accompagne le développement des projets des étudiant.e.s de façon « sur-mesure », cherchant à les pousser dans leurs pratiques, au-delà des frontières entre les médiums. Le suivi des projets se fait en lien avec les ateliers techniques.

RECHERCHE ET ÉCRITURES

Federico Nicolao
En partenariat avec la Cinémathèque, l’Archivio Michelangelo Antonioni, Gamec Ferrare (Fonds Michelangelo Antonioni). 

« Votre art consiste à toujours laisser la route du sens ouverte, et comme indécise, par scrupule. C’est en quoi vous accomplissez très précisément la tâche de l’artiste dont notre temps a besoin : ni dogmatique, ni insignifiant. » Peu de temps avant sa mort Roland Barthes s’adressait ainsi à Michelangelo Antonioni. L’œuvre d’Antonioni brille par sa capacité de s’articuler au monde ; questionnant le statut de plus en plus complexe de l’art, elle se lie à plusieurs reprises à la question de l’écriture et donne un rôle capital à la description. Elle aboutit ainsi à un renouvellement radical de la notion de récit. Les inscrit.e.s au studio soumettent à leur tour un projet de récit qui puisse se développer tant par le biais de l’écriture que de la vidéo, de la photographie ou de la performance pendant l’année scolaire.

STUDIO CINÉMA (THÉORIES ET PRATIQUES DU CINÉMA)

Vincent Gérard
En collaboration avec les ateliers vidéo, photographie, et son.
Avec la participation de Jean-Charles Hue, François Bonenfant, Moira Tierney, Elsa Abderhamani, Jean-Claude Rousseau
En partenariat avec Perspective Films (société de production et de distribution, Paris IDF), L’abominable (laboratoire partagé, La Courneuve IDF), Re:Voir (maison d’édition, lieu de location et d’achat de matériel cinéma – pellicule, Paris IDF), Polygone Etoilé (cinéma de recherche, association de cinéastes, lieu de résidence, laboratoire de numérisation de pellicule, Marseille), Studio Lemon (studio de montage et de mixage son, Marseille), Le Fresnoy (studio des arts contemporains et lieu de production, Tourcoing), Andec (Laboratoire pour pellicule et transfert numérique, Allemagne).

Le Studio Cinéma a pour vocation de définir ce que peut être aujourd’hui un projet artistique en cinéma qui, sans avoir le désir ou l’illusion de se substituer à une école professionnelle de cinéma – dont elle n’a ni les moyens ni les finalités – ne méconnaît pas pour autant les réalités (et les virtualités) économiques ou techniques de ce médium. Dans ce lieu de confrontation et d’hybridation des langages plastiques que représente une école d’art, il s’agit d’interroger la machine-cinéma et ses avatars numériques en la faisant tourner selon un autre régime de fiction et de représentation du réel. Remarque : les films et vidéos qui sont produits au sein du Studio Cinéma ne sont soumis à aucune restriction de formes ou de genres.