Arc avec l'artiste Mackenzy Bergile
Conversation
Drinking Paint
Faire avec
L'image photographique
Langoreye
Les spécialistes
Les yeux fermés
Manières de faire, formes d'énonciations
Poissy TV
Poésie visuelle, une approche plastique du texte
Tirages photographiques
Tongues Entangled
Trouver le chemin dans chacune des allées qui obliquent
ARC AVEC L’ARTISTE MACKENZY BERGILE
Claudia Triozzi
Cette rencontre-atelier propose une approche sensible de l’univers artistique de Mackenzy Bergile. À travers des temps d’échange, de réflexion et d’expérimentation corporelle, les participant·es sont invité·es à découvrir sa démarche créative, fondée sur le dialogue entre la danse, la musique, la mémoire et l’identité. Cette rencontre offre un espace de partage et de découverte permettant d’appréhender les différentes dimensions de son travail artistique.
Méthode : Etre engagé dans une pratique performative, participer à une oeuvre qui existe principalement à travers l’action, le geste, la présence du corps. Mackenzy Bergile est un artiste interdisciplinaire franco-haïtien – chorégraphe, pianiste, poète et chercheur – dont la pratique interroge les enjeux de mémoire, de domination et de transmission à travers le corps et le geste. Formé à la fois à la danse traditionnelle haïtienne, aux danses afro-américaines et contemporaines, à la musique classique et aux arts visuels, il développe une oeuvre située à la croisée de la performance, de la recherche théorique et de la critique postcoloniale.
CONVERSATION
Jean-Luc Verna
Conversation est un rendez-vous particulier où je serais là pour échanger avec vous, vous écouter, vous conseiller voire vous rassurer sur votre pratique, du dessin en priorité mais aussi étant donné la pluralité de mes propres pratiques artistiques : la représentation en général, la performance, l’incarnation, le placement de la voix, l’éloquence, la corporalité.
DRINKING PAINT / INTERVIEW
Jagna Ciuchta
Drinking Paint explore différentes pratiques de la peinture et de l’installation et s’intéresse à la porosité entre ces médiums. Les interviews d’artistes historiques et contemporainxs constituent le fil conducteur de l’ARC. Il s’agit des entretiens vus dans des films documentaires, entendus dans des podcasts, lus dans la presse ou des catalogues ; les conversations entre artistes étant la configuration privilégiée. Ces entretiens, sources de savoirs singuliers, où les artistes partagent leurs idées, expériences, techniques et méthodes, seront pour les étudiantxs des points de départ pour leur projets personnels. L’ARC sera terminé par une forme de restitution, oeuvre ou exposition définie collectivement. L’ensemble des questions abordées dans cet ARC est envisagé dans une perspective féministe queer et intersectionnelle. Méthode Recherche, lectures, séances d’écoute et de visionnage, visites d’expositions, rencontres d’artistes, discussions. Travail individuel et / ou collectif. Présentations individuelles et / ou collectives. Réflexion et choix collectif de la forme et du lieu de restitution de l’ARC. Évolution progressive vers la restitution, exposition.
FAIRE AVEC
Charlotte Charbonnel, Nicolas Charbonnier
Invité·es : Léon Biasiolo et Louise Pereira Guerra
Faire avec : faire avec un territoire ; faire avec des contraintes ; faire avec des personnes qui ne viennent pas du monde de l’art ; faire avec des moyens limités. Cet atelier de recherche et de création propose d’interroger les relations entre pratiques artistiques, dynamiques collectives et territoires, à partir de l’expérience développée par l’association La Peyrigne dans un contexte rural. Le cours s’appuie sur une réflexion pratique et théorique autour des formes alternatives d’organisation artistique : comment créer des espaces de production en dehors des cadres institutionnels habituels ? Comment construire une dynamique collective durable ? Comment une pratique artistique peut-elle dialoguer avec un paysage social, historique et environnemental spécifique ? À travers des échanges, enquêtes, rencontres et expérimentations, les étudiant·es seront amené·es à questionner leur propre rapport au territoire et à contextualiser leur pratique. Le travail de l’atelier sera nourri par la rencontre de différents modèles collectifs et structures existantes (associations artistiques, coopératives agricoles, groupes militants, lieux autogérés, etc.), ainsi que par l’intervention de professionnel·les invité·es venant confronter, accompagner et enrichir les réflexions du groupe. Une attention particulière sera accordée à la parole, au témoignage et à l’expérience vécue comme matériaux de recherche. Des formes de restitution collectives pourront émerger au fil du semestre, notamment à travers des outils radiophoniques ou des dispositifs d’archivage des discussions et des processus.
L’IMAGE PHOTOGRAPHIQUE
Renaud Auguste-Dormeuil et Christian Genty
Approfondissement de la recherche personnelle des étudiant·es sur le volet de la production photographique, développement de leur originalité et de leur autonomie en regard d’un corpus visuel.
Méthode : Confrontation avec des personnalités du milieu de la photographie.
LANGOREYE
Boris Achour, Charlotte Charbonnel, Alejandra Riera
Une grande part de la connaissance que nous avons de nombreuses oeuvres d’art, de films ou de livres provient souvent de récits ou de descriptions qu’on nous en (a) fait. Ces images mentales et leur transmission sont au coeur de LANGOREYE : Comment est-ce qu’une oeuvre se raconte quand elle n’est pas physiquement présente, quand elle n’est pas montrée, quand elle n’existe plus matériellement pour diverses raisons mais qu’elle reste dans les mémoires, ou bien quand elle a délibérément été conçue pour être dite et non pas montrée ? Comment une oeuvre peut-elle se propager, se transmettre, comme une rumeur, un conte, une légende, un souvenir, sans avoir d’existence matérielle ? LANGOREYE s’intéresse donc aux formes que l’on raconte plutôt qu’on ne les montre, aux histoires de l’art, et à leur diffusion.
Méthode : L’ARC se déroule toutes les deux semaines durant le Semestre 1, avec une restitution publique en fin de S1 ou tout début de S2.
LES SPÉCIALISTES
Jeff Guess et Judith Perron
Invité·es : Lucile Drouet
«Quand il s’agit de leur spécialité, les spécialistes, on ne peut plus les retenir. »
Antoine de Saint-Exupéry, Pilote de guerre, XXIII, 1942.
Vous avez un savoir-faire dont vous êtes expert·es en dehors du milieu de l’art. Passionné·es, vous possédez des skills qui permettraient de vous qualifier de spécialiste d’une pratique secrète. Cet Arc est pour vous !
Méthode : En collaboration avec l’arc Les Yeux fermés L’ARC s’intéressera au premier semestre à l’écriture du tissage et à la matière à tisser avec l’intervention de la spécialiste Lucile Drouet, tisserande qui proposera une immersion sur une semaine de workshop pour réaliser un métier à tisser. Elle propose de nous transmettre « la technique sur métier à bras à cadres ». Cette technique permet à chaque personne de s’approprier la technique du tissage, de la transposer dans la fabrication d’un outil et de la faire évoluer selon les pratiques qui seront les vôtres.
LES YEUX FERMÉS
Florent Caron Darras, Charlotte Charbonnel et Alejandra Riera
Trop habitué·es à voir en même temps que l’on entend, et si nous fermions les yeux pour porter une attention nouvelle au monde ? Et si nous fermions les yeux pour porter attention aux autres sens ? Dans les concepts d’écologie de l’écoute, c’est peut-être l’immatérialité et l’invisibilité de l’onde sonore qui prévaut sur ses propriétés. Le son renseigne autrement que la vue sur l’environnement, en nous faisant accéder au hors-champ, à ce qui est au plus loin de nous, autant qu’en nous renseignant profondément sur ce qui nous est proche. Que serait l’équivalent de l’écoute profonde pour les sens du toucher, du goût et de l’odorat ? Après le son et l’odorat, l’édition 2027 sera plus particulièrement orientée vers le sens du toucher. L’ARC s’intéressera à l’écriture du tissage et la matière à tisser avec l’intervention de Lucile Drouet, tisserande qui proposera un workshop pour réaliser un métier à tisser.
Méthode : cet ARC sera une invitation à engager ou poursuivre des expérimentations pour goûter, toucher, sentir et écouter l’art. Une immersion proposée sur une semaine de workshop et trois autres dates, avec l’intervention d’un·e spécialiste. Restitution collective à la troisième séance.
MANIÈRES DE FAIRE, FORMES D’ÉNONCIATIONS
Alejandra Riera, Nicolas Feodoroff, critique et programmateur de cinéma
Partenaires : CNAP (collection filmique)
Après une première étape dont la recherche sur les formes d’énonciation a mené à une présentation publique en juin 2026 au BAL —espace d’exposition dédiée à L’image-mouvement—, Manières de faire poursuit sa ligne de recherche dans le langage filmique. La proposition consistera cette année à penser et construire ensemble une programmation à partir d’oeuvres existantes, où se mettent en œuvre et en jeu implicitement le souci de l’adresse, de la réception, et à élaborer ensemble des outils critiques pour la partager lors d’une restitution publique et de débat. L’énonciation sera interrogée et mise en valeur comme dispositif, responsable de son propre espace, dans la diversité d’images-mouvement. Comment penser de manière approfondie la relation qui rend « actrice » la personne qui reçoit l’énoncé ? Quelles formes d’énoncés sont pertinentes ou nous aident dans des situations d’urgence où communiquer avec l’autre est une nécessité ? Quelle éthique engage cette adresse ?
Méthode : L’objectif de ces journées est de visionner des films et de réfléchir ensemble à comment organiser une programmation d’objets filmiques qui se donne à penser comme un outil de recherche à partager.
POISSY TV
Gallien Déjean
Ancien couvent de religieuses ursulines, la maison centrale de Poissy, située dans le centre historique de la vieille ville, accueille des personnes condamnées à de longues peines. En partenariat avec le service pénitentiaire d’insertion et de probation des Yvelines (SPIP 78), l’ENSAPC propose la constitution d’un atelier de production audiovisuelle autogéré, réunissant personnes détenues et étudiant·es. L’objectif de ce projet est de créer un atelier d’autoformation audiovisuelle, technique et théorique, au sein de la Centrale de Poissy permettant aux participant·es de se familiariser avec les différentes phases de production (écriture, tournage, montage, etc.) tout en restituant les enjeux de la vidéo dans un contexte historique. Ce projet s’appuie sur la définition et la production collective d’un dispositif de tournage évolutif permettant de produire aussi bien des courts-métrages de fictions que des documentaires, des clips, des reportages, des sketchs, des émissions. En raison des règles de contrôle et de sécurité énoncées par l’administration pénitentiaire, l’atelier devra utiliser un matériel exclusivement analogique afin de permettre à l’administration de contrôler la sortie des images et des sons qui sont réalisés à l’intérieur de la prison. Ce format vintage imposé est une spécificité technique qui, parmi de nombreuses autres règles, témoigne d’une problématique – celle de la contrainte –, inscrite formellement au coeur même de ce processus de création collaborative. Cette dialectique de la contrainte sera l’une des pistes de réflexion qui nourrira la pratique de cet atelier. Cette année, nous prolongerons les projets que nous avons développés au cours des années précédentes avec les artistes Liv Schulman et Jean-Alain Corre.
POÉSIE VISUELLE, UNE APPROCHE PLASTIQUE DU TEXTE
(Qu’est-ce qui compte ?)
Alejandra Riera & Carla Adra
Invité·e·s : 1 invité·e / Voyage à la Biennale de Lyon
Si nommer n’est pas montrer, comment opérer ce passage entre l’écrit et sa forme de présentation ? « Où reste ce qui ne rentre pas dans les mots ? », écrit l’artiste Eva Lotz. Comment penser la matérialité de l’écriture et le lieu où elle s’inscrit plastiquement, pierre, bois, terre, argile, corps, sel, parchemin, métaux, peaux, papier, murs, vases, eau, sable…, poussière ? Qu’est-ce que la réalité et le devenir de l’écrit dans une oeuvre plastique ? Écrire plastiquement implique non seulement des corps et des mains pensantes mais une interaction et observation attentive du monde qui nous entoure. Comment créer un temps à l’intérieur du temps pour penser une écriture-lecture des événements avec nos moyens, langues et outils plastiques qui prennent soin de soi et du monde ? On s’intéressera à l’acte d’écrire au sens large : écrire, comment ? Comment écrire sans écrire ? Écrire sa vie, ou plutôt comment faire trace ? Comment faire exister quelque chose de l’ordre de l’écrit sans nécessairement passer par “le texte” ? Cet ARC et ligne de recherche, propose de penser l’écriture comme matière et traduction concrète d’une pensée du monde. Nous allons ainsi nous déplacer dans les formes visuelles, sonores, performatives, intuitives, asémiques, brutes. L’écriture devient ici geste, rythme, formes-de-vie, présence, pratique poétique, empreinte.
Méthode : cette année nous proposons d’élargir nos recherches à ces formes de l’écrit qui convoquent les nombres, les chiffres qui nous entourent de partout : dates, calendriers, codes, claviers, numéros d’identification, sommes et calculs de toutes sorte, géométriques, statistiques, probabilités astrologiques, informatiques, économiques… mais aussi à la manière de nommer, de renommer, de traduire et de résister poétiquement au vertige de disparaître dans la numérisation, virtualisation en cours.
TIRAGES PHOTOGRAPHIQUES
Christian Genty, Vincent Gérard
Enseignant·es / ateliers techniques associé·es : Studio Photo et Studio Cinéma
Intervenant·es et Invité·es : Julie Laporte – technicienne / tireuse du Laboratoire Anthracite (Neuilly-sur-Marne) ; 1 technicien / tireur du laboratoire Cadre en Seine (Paris) ; Laura Brunellière (artiste / photographe, autrice et éditrice) ; Sonia Voss (autrice, commissaire d’exposition indépendante)
Partenaires (institutions, associations, industries) : laboratoire Anthracite (Neuilly-sur-Marne) – laboratoire Cadre en Seine (Paris) – Le Bal – Rencontres d’Arles 2026 (dont institutions Ensp)…
Tirages photographiques propose de réfléchir, puis de mettre en oeuvre trois étapes du travail photographique :
1/ Le choix dans les travaux des différent·es étudiant·es participant·es en vue de l’élaboration d’un seul portfolio – avec une étape de conférence et sélection des travaux avec les intervenant·es et le laboratoire partenaire
2/ Le tirage des photographies choisies dans le laboratoire professionnel sous la supervision des tireur-euses, d’un photographe / tireur et de l’équipe enseignante.
3/ L’édition du portfolio sous la supervision d’une artiste / photographe et éditrice et d’une commissaire d’exposition Invité·e·s.
L’année 2026/2027 verra s’accomplir le suivi des productions de l’Arc Tirages Photographiques pour le projet Penthésilée (montré au Rencontres de Arles 2026) : par l’inscription et participation au mois de la photo, au programme du CNAP édition ; à un événement/rencontre au Bal à Paris…
Méthode : le workshop / arc « Tirages photographiques » se déroule avec un groupe d’étudiant·es qui pratiquent la photographie. Les séances préparatoires consisteront à partager les démarches individuelles engagées ou naissantes. Dans un second temps, il s’agira de déterminer un choix dans les sets de photographies élaborées : à ce moment-là une rencontre et présentation des travaux se déroule : avec les tireur·euses des laboratoires Anthracite et Cadre en Seine, un photographe et tireur, une artiste/photographe éditrice et une commissaire d’exposition, afin de déterminer les photographies qui seront tirées en laboratoire. L’étape suivante se déroulera en 2 temps, avec le tirage des photographies au laboratoire (analogique et numérique). Une avant-dernière étape avec 2 Invité·es (artiste éditrice et une commissaire d’exposition) consistera à la préparation des portfolios qui seront édités à 10 exemplaires. L’étape dernière sera la présentation publique de ces portfolios.
TONGUES ENTANGLED
Jagna Ciuchta & Doha Al Kahlout (Guest Professor 2026-27)
Invitées : 2 invitéxs (à confirmer) / Guests : 2 guests (to be confirmed) /
دعوة: ضيفان (سيتم تأكيدهما) / Goście : 2 osoby (do potwierdzenia)
Séances en arabe, polonais, anglais, français etc. – langues étrangères
Sessions in Arabic, Polish, English, French, etc. – foreign languages
ورشات باللغة العربية والإنجليزية والفرنسية وغيرها من اللغات الأجنبية.
zajęcia w języku arabskim, polskim, angielskim, francuskim itp. – języki obce
Doha Al Kahlout is a Palestinian poet and language teacher living in France since 2025. She teaches literary Arabic. She speaks English well enough, French a little bit. Jagna Ciuchta is a Polish artist and art teacher living in France for over 20 years. Polish is her mother tongue, French now her main language, and she speaks English well enough… We are artists, we are poets, we are teachers, we are foreigners. We invite you to experiment on how to communicate without speaking exactly the same languages. How can we create a shared idea from bodies, voices, memories, and interests that are all different ?
Doha Al Kahlout est une poète palestinienne et professeure de langues qui vit en France depuis 2025. Elle enseigne l’arabe littéraire. Elle parle assez bien l’anglais et un peu le français. Jagna Ciuchta est une artiste polonaise et professeure d’arts plastiques qui vit en France depuis plus de 20 ans. Le polonais est sa langue maternelle, le français est désormais sa langue principale, et elle parle assez bien l’anglais… Nous sommes artistes, nous sommes poètes, nous sommes enseignantes, nous sommes étrangères. Nous vous invitons à expérimenter comment communiquer sans parler exactement les mêmes langues. Comment pouvons-nous partager une idée commune à partir de corps, de voix, de souvenirs et d’intérêts qui sont tous différents ?
ضحى الكحلوت، فلسطينية من غزة، شاعرة ومعلمة لغة عربية وآدابها، تعيش في فرنسا منذ 2025، تتحدث الإنجليزية بشكل كافٍ، والفرنسية بشكل قليل.
ياغنا كوشتا، بولندية، فنانة ومعلمة، تعيش في فرنسا منذ عشرين عام، تتحدث البولندية (لغتها الأم) والفرنسية والإنجليزية بشكل كافٍ.
نحن فنانون، شعراء، معلمون، أجانب.
هذه دعوة لتجربة التواصل بلغات مختلفة تماماً، و لنتأمل كيف يمكننا خلق فكرة مشتركة من أفكار وأصوات وذكريات
واهتمامات مختلفة تماماً؟
Doha Al Kahlout jest palestyńską poetką i nauczycielką języka, która mieszka we Francji od 2025 roku. Uczy literackiego języka arabskiego. Mówi dość dobrze po angielsku i trochę po francusku. Jagna Ciuchta jest polską artystką i nauczycielką sztuk plastycznych, która mieszka we Francji od ponad 20 lat. Jej językiem ojczystym jest polski, francuski stał się obecnie jej głównym językiem, a angielski opanowała dość dobrze… Jesteśmy artystkami, poetkami, nauczycielkami, obcokrajowcami. Zapraszamy Państwa do eksperymentowania z komunikacją bez posługiwania się dokładnie tymi samymi językami. W jaki sposób możemy dzielić się wspólną ideą, opierając się na ciałach, głosach, wspomnieniach i zainteresowaniach, które są tak różne ?
TROUVER LE CHEMIN DANS CHACUNE DES ALLÉES QUI OBLIQUENT
François Aubart & Jagna Ciuchta
Invitéxs : Le choix des invitéxs sera fait collectivement avec le groupe
On associe souvent les la pensée queer à une méfiance vis-à-vis des essentialisations et des normes qui définissent les sexualités ainsi que les genres selon des critères immuables, définitifs. Elles ont aussi une grande influence dans nos façons d’agir, dans nos interactions et dans nos activités quelles qu’elles soient. C’est cela que nous voulons approcher durant ces séances, le désordre actif comme motivation, ce que les pratiques queer nous font lire, ce que les théories queers font à la pratique. Peut-on inventer des méthodes méfiantes des catégories ? Comment formuler des alternatives qui ne se solidifient pas ? Comment mettre en lumière des voix tues sans les éteindre ? Voilà quelques-unes des questions que nous aimerions explorer. Sans programme préalable, portéxs surtout par un désir de partage et de découverte, nous voudrions d’abord discuter ensemble de théories et de recherches qui nous passionnent, de celles qui nous seront présentées par les étudiantxs impliquéxs et par quelques invitéxs. Ces échanges permettront, nous l’espérons, de réunir un matériau et des pistes pour réaliser, l’année prochaine, un projet de publication.
Le nom de cet ARC et de cette Ligne de recherche est une citation du livre de Monique Wittig “Le Corps lesbien”.
