Mes Géographies au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

5 Juin 201416 Juin 2014
ARC

Vernissage le 5 juin à 12:30

Du 5 au 15 juin 2014

 

Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

11, Avenue du Président Wilson

75116 Paris

M° Iena, Alma-Marceau

 

L'exposition « Mes géographies » résulte d'une collaboration, pendant une année, entre l’École Nationale d'Arts de Paris-Cergy (ENSAPC) et le Musée d'Art moderne. Dans le cadre de l'Atelier de Recherche et de Création "Opus", les étudiants ont élaboré leur projet autour des collections permanentes, partant d'un recueil de textes écrits par un ancien agent d'accueil et de surveillance du musée: Jacky Bianco alias Sam Cambio. 

 

Texte de Catherine Farhi : 

 

Une promenade au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris est née d'un recueil de textes écrits par Jacky Bianco alias Sam Cambio, ancien reporter à Libé, Actuel et je ne sais où encore, inclassable polygraphe, devenu gardien de musée car il ne pouvait être collectionneur.

Ces notes, rédigées durant «ses tours de veille» ne sont que l’ombre portée d’une grande silhouette sur son musée imaginaire. Textes et poèmes lapidaires sont aujourd’hui accrochés en cartels colorés, près des oeuvres qui les ont inspirés, le temps d’une exposition, offrant ainsi cette autre lecture poétique, impertinente et polyphonique de Sa collection.

C’est que ce fils du soldat inconnu était probablement destiné à l’errance avec son accent de Marseille pour toute identité et une couleur en guise de boussole. Une couleur et trop de tentations. Trop de choix et de rêves, trop de voix et d’ivresses, trop de voyages dilapidés pour une seule terre.

Mais trop, ce n’est jamais assez pour nommer la couleur. A la fin, il y a Paris comme toujours. Paris -Montparnasse. Paris-Musée. Paris-Niger: le triangle des Bermudes de ses géographies.

Géographie des mots passants qui, d’un monde à l’autre, vont au gré des musiques, vers les mystères d’un continent ou deux  auxquels il appartient peut-être - puisqu’à rien tout est possible. Nouveaux continents ouverts par ces voyageurs immobiles qui taillent le bois dans la masse, coulent des meubles translucides et nains, tachent de couleurs les robes de Colombine, rendent les Daltons au tragique, tracent sur le blanc une ligne négative,  bâtissent de minuscules pyramides de marbre et peignent «la vie en rose»....

Comme guide dans cette polychromie j’ai tenté un portait sonore et polyphonique* de Sam pour accompager la périgrination entre les oeuvres et les textes.

Catherine Farhi

(New Morning)

 

*(à télécharger ci-dessus en podcast)

 

voir aussi

http://mam.paris.fr

http://www.ensapc.fr/projets-exterieurs/mes-geographies-au-musee-dart-mo...