Etudier à l'ENSAPC

AC/DC (ACCROCHAGE COLLECTIF / DISCUSSION COLLECTIVE)

Boris Achour

La volonté à l’origine de cet ARC tient au constat que les coordinations ne remplissent que trop rarement leur rôle d’espace et de temps de rencontre, de monstration et de discussion collectives. Vous aurez certainement remarqué une désaffection et un désintérêt croissants de la part d’étudiant·es et d’enseignant·es, une fréquence irrégulière et un rapport à ces moments de coordination trop souvent axés sur les seuls passages en année supérieure ou sur la préparation aux diplômes. Nous avons toujours pensé et souhaité les coordinations comme des moments de réflexion et d’échanges collectifs, à partir et autour de vos travaux et continuons profondément à croire en leur intérêt pédagogique, en leur capacité à participer au développement d’un esprit critique et d’une distance face aux œuvres ainsi qu’au fait que ce qui s’y dit vous concerne tous et toutes et pas seulement les personnes présentant leur travaux. AC/DC vise donc un double but : — 1. proposer des moments de présentations de vos travaux, en expérimentant et réfléchissant aux notions d’accrochages et d’exposition, tant sur le plan artistique que pratique et technique — 2. proposer un espace de débat critique, de réflexion et de distance aux oeuvres, le tout sans jugement et sans la pression parfois ressentie en coordination.

Méthode : à chaque séance, un groupe de 3 à 6 étudiant·es réalise un accrochage de leurs travaux dans une ou des salles prévues à cet effet, soit sous la forme d’une exposition collective curatée par vous ou sous forme de plusieurs accrochages individuels. Il s’agira de discuter de ces travaux, non pas comme cela se passe souvent lors des coordinations avec une parole prépondérante voire unique des enseignant·es, mais au contraire en faisant en sorte que ce soit essentiellement vous qui preniez en charge cette parole. Les enseignant·es participants à cet ARC ont avant tout un rôle de modération et d’organisation.

ATELIER BOIS

Samuel Garland

Ce studio ouvert à toutes les années est un lieu d’apprentissage du travail du bois. Aux travers de cours théoriques et pratiques, il a pour ambition de permettre aux étudiant·es d’aborder les outils de conceptions (dessin, matériaux, rapport outil/esthétique) et de réalisations (électroportatif, machines d’atelier, outil à mains) essentiels à la fabrication d’une pièce en bois. Tout au long du studio, il sera demandé aux étudiant·es un travail d’analyse, d’expérimentation et de création autour d’un sujet proposé chaque année. Le travail réalisé donnera lieu à une restitution collective en fin de semestre.

Méthode : Le Studio sera fragmenté en 3 moments pédagogiques

1. Cours : les cours seront destinés à forger une culture commune de la pratique et la mise en oeuvre du bois dans l’art à travers l’analyse d’oeuvres, d’objets, d’installations et de dispositifs. Afin de questionner le rapport entre matériaux, outils, méthode de mise en œuvre et résultat plastique. Il sera, en parallèle, demandé à chaque étudiant·e un travail d’analyse approfondie d’œuvres afin d’enrichir les cours par une présentation hebdomadaire de leurs recherches.

2. Pratique : dans un second temps, des sessions pratiques seront dédiées à la prise en mains des outils, machines et matériaux de l’atelier à travers une série d’exercices techniques imposés. Ces séances seront également rythmées par un travail individuel de dessin, de conception et d’expérimentation.

3. Réalisation : enfin, les dernières semaines permettront aux étudiant·es de réaliser une oeuvre individuelle ou collective en s’appuyant sur le support théorique et pratique développé lors des 2 premières phases du studio. Une restitution des oeuvres, recherches et expérimentations produites aura lieu sous forme d’exposition à la fin du Studio.

ATELIER ÉDITION

Lionel Catelan

Depuis 2 ans, nous produisons des éditions que nous montrons, échangeons, vendons sur des salons et micro-évènements. « Librérer » se veut être entre une maison d’édition, un comité éditorial et un cabinet de curiosité où circulent textes, idées, expériences, sous une forme imprimée multiple. Cette année cet atelier prendra la forme d’un comité éditorial de 8 personnes. Nous nous réunirons pour éditer des livres et sélectionnerons des idées de projets d’autres étudiant·es dans des échanges d’expérience et d’avis. Les personnes du comité ne seront pas là pour exercer un pouvoir de sélection, mais un dialogue et une transmission d’idées pour s’améliorer tous et toutes ensemble. Nous travaillerons ensuite comme une maison d’édition à participer à des salons du livre (Paris Ass Book Fair, Fanzine Festival, Offprint, MAD) où nous devrons travailler ensemble à diffuser les éditions de toustes.

Méthode : l’atelier sera noté pour le second semestre, mais nous devrions nous réunir toute l’année de temps en temps dans les moments qui nous conviennent et de manière plus intense avant les salons auxquels nous aurons choisis collectivement de participer. Il est requis pour participer à cet atelier d’avoir avant tout une motivation à servir et enrichir ce projet collectif, si vous n’y avez pas déjà participé. Votre curiosité pour les éditions imprimées sera essentielle, ainsi que votre sens de l’organisation. Savoir faire des livres est un plus, mais secondaire à votre envie de vous impliquer collectivement, le savoir-faire s’apprendra au long de l’année.

ATELIER SÉRIGRAPHIE / FORMES DES LUTTES

Bérénice Lefebvre

De tout temps, le graphisme a été utilisé comme un outil pour rallier les masses et influencer l’opinion publique. Les révolutions du XXe siècle ont fait naître des communautés de résistance qui marqueront un changement brutal dans l’histoire graphique et de l’affichisme. Cette tradition se poursuit et se diversifie avec les mouvements sociaux des années 1950-1960 à travers le monde au côté desquels de nombreux·ses artistes, graphistes auront exprimé en toute liberté de nouvelles formes qui s’adapteront aux problématiques de toute la société. Les affiches deviennent plus colorées et audacieuses, reflétant l’esprit de liberté et de rébellion de l’époque. La sérigraphie renouvelle les techniques de production du moment et devient un outil de traitement des images qui transforme massivement les pratiques artistiques, à contre-courant du milieu industriel et publicitaire. Ce procédé remplace peu à peu la lithographie Offset, plus onéreuse et permet aux artistes de produire rapidement à moindre coût, tout en couvrant des événements à échelle locale. Avec l’avènement de l’ère numérique dans les années 1990 et 2000, le graphisme militant embrasse les possibilités offertes par internet et les logiciels de conception graphique, permettant une diffusion et une collaboration sans précédent.

ATELIER MÉTAL / MÉTAL EXPRESS

David Cousinard

Métal express est un programme qui aborde le travail des métaux dans ses différents états. Résistant, plastique, liquide, trois régimes qui permettent des approches différemment réfléchies de la physicalité de la matière. L’usage du métal est envisagé aussi bien dans ses possibilités constructives que dans sa capacité à se répandre une fois le point de fusion dépassé. Couler, fumer, envelopper, au delà de la forme, c’est le changement d’état qui est ici visé ou perçu.

Méthode : trois régimes, un par chapitre, des formats courts dans lesquels seront expérimentés différents moments plastiques qui s’organiseront dans une alternance d’initiations et de Workshops. Ces chapitres seront accessibles en fonction du niveau technique des étudiant·e·s et de leur relation à la pratique du volume.

Pratique et déroulé :
Chapitre1 : Help Yourself
Initiation aux techniques de la construction en métal et exploration de ses modalités de mise en forme.

Chapitre 2 : Brasero
Initiation à différentes techniques de formage à chaud et à la flamme. Chaque étudiant·e développera un projet personnel ou iel sera accompagné·e dans l’entièreté du processus de création. Conception, préparation, prototype , réalisation finale, Brasero a pour objectif de poser des bases fiables de la réalisation d’un objet qui revêtira les caractéristiques d’un bijou.

Chapitre 3 : Rouge cerise
Cette session de travail axe ses réflexions et ses pratiques autour de l’atelier envisagé comme espace social avant d’être considéré comme simple lieu de production. Nous y développerons des projets qui nécessitent la mise en fusion des métaux. Le travail sera forcément collectif, les réalisations indubitablement modifiées ou augmentées par d’autres.

ATELIER SÉRIGRAPHIE – KIOSK

Bérénice Lefebvre

Kiosk est un mobilier qui a été imaginé en 2026 conjointement avec Samuel Garland (atelier bois), Laura Bouyard architecte et Anouck Lemarquis artiste/ architecte, coordinatrice de l’artist- run space Ôléonie à Paris. Cet espace modulaire à la fois amovible et potentiellement portatif a été pensé pour montrer les productions imprimées de l’ENSAPC comme un média à part entière. Ce véhicule d’expression créative, saisissable de manière individuelle et ou collective, donne l’occasion de pouvoir réunir une production de livres, zines, bandes-dessinées, vêtements, multiples, affiches et toutes sortes d’éditions réunies autour de cet engagement : diffuser des formats à échelles variables, au carrefour de nombreuses pratiques artistiques. Ce moyen de présentation devient un lieu de partage des goûts et des idées, un moyen de communication à rendre abordable, avec le souci constant de privilégier celleux qui ont un accès limité au marché de l’Art et dont les créations ne s’identifient pas toujours aux circuits de distribution habituels. Il vise à stimuler la création au sein d’une école à l’historique hybride, avec la volonté de rassembler et de mettre à disposition de la communauté un moyen de contributions ou d’informations à toutes fins utiles. Une invitation à être investi librement par touxstes de sujets ludiques, poétiques et éminemment politiques.

Méthode (2 groupes répartis en S1/ S2) : l’atelier de sérigraphie propose d’approfondir et d’alimenter ce nouveau format de diffusion au sein de la nouvelle école. Deux réalisations sont prévues avec une formation dédiée à la sérigraphie sur photoshop pour chacun des groupes. Macula est un projet prévu en S1, composé d’affiches imprimées en sérigraphie A2 et A3 en 100 exemplaires polychromiques, sur papier Olin Design Regular Ultimate White 240g. Nous partirons d’un format de papier brut usiné de 65 × 92 cm, nous permettant de générer des formats variables lors du façonnage : affiches, cartes postales et réemploi des chutes à insérer dans des porte-clés transparents. Wasted est un second projet combiné prévu en S2 et constitué de pochettes « surprises » à réaliser en 100 exemplaires. Un packaging sous forme de pochettes opaques argentées en papier bulle à 80 % recyclé sera mis à disposition, au format 18 × 25 cm. Ce type d’enveloppe avec une fermeture adhésive pour sceller les multiples contenus à l’intérieur devra contenir un ensemble de goodies graphiques (stickers, porte-clés, cartes postales …) répartis de manière aléatoire, d’une pochette à l’autre. Étaler ces deux productions dans le temps paraît plus serein pour développer une réflexion graphique variée, en association avec des formations techniques pour les deux groupes répartis en S1 et S2. Pour aller plus loin, ceci est une occasion subsidiaire d’apprendre à développer et mener un projet dans son intégralité, de la conception à la réalisation. Pour nous aider dans cette démarche, les étudiant·es en Master ayant participé en sérigraphie à la PABF au Palais de Tokyo en 2025 nous apporteront leur regard sur de futurs projets collaboratifs. Ce projet pourra par la suite se déplacer dans plusieurs typologies de lieux et d’événements dédiés à l’édition contemporaine.

ATELIER SON

Nicolas Charbonnier

Studio permettant d’acquérir des techniques essentielles au travail du son dans les différentes étapes de la chaîne audio (enregistrement, édition, mixage, création). Ces techniques seront questionnées à l’aune des enjeux esthétiques qui y sont associés. D’une semaine sur l’autre, un travail de création/composition de courtes études sonores liées à ces techniques sera demandé. Dans un second temps, une pièce sonore plus conséquente (radiophonique, musicale, poésie sonore) devra être composée.

Méthode : à chaque session, un point technique différent est abordé et questionné via une pratique directe (enregistrement de terrain, enregistrement en studio, apprentissage des bases du mixage, etc). Les sessions commencent par une écoute de pièces sonores de divers horizons (radiophoniques, musicales, installation sonore, fieldrecording, études créées dans le cadre du studio, etc).

ESPACES D’ESPACES

Florent Caron Darras, Nicolas Charbonnier

Dans la tradition de l’installation sonore, c’est une certaine expérience de l’espace qui semble toujours se jouer avec le son. Dans un lieu donné, des corps sonores produisent des ondes ou interagissent avec elles. Que ces corps sonores soient des haut-parleurs ou des objets sans membranes ni électricité, ils sont le plus souvent disposés sous les yeux des visiteur·euses, qui sont alors autant auditeur·ices que regardeur·euses. Se pose alors nécessairement la question du choix dans cette disposition : quelles places, quelles orientations, quelles formes ? Comment composer des espaces sonores pour des espaces tangibles ? Comment faire de la technique apparente un vecteur de sens ? L’objet de ce studio est d’enquêter ensemble sur ces questions fondamentales dans l’approche plastique du son. — Connaissances théoriques et grandes lignes historiques — Outils techniques essentiels et formation pratique à la mise en oeuvre (montage d’installation) — Grandes questions actuelles liées aux installations sonores : technologie, écologie, rapport à l’espace, etc. — Rigueur visuelle et acoustique, développement d’une écoute et d’un regard critique.

Méthode : chaque séance repose sur la réalisation d’une installation sonore préparée par un binôme d’étudiant·es. Pour ce faire, le binôme dispose d’une matière sonore multicanale fournie par les enseignants. Il a ensuite toute liberté pour imaginer un dispositif en tenant compte de contraintes matérielles et architecturales. Le contenu sonore, la salle et le dispositif changent à chaque séance. En début de séance, le groupe participe au montage puis nous faisons une première écoute critique collective. Le reste de la séance consiste à faire évoluer la proposition initiale ou à explorer d’autres pistes. Un moment est aussi consacré à une présentation d’une pièce (histoire, théorie, technique). Au second semestre, le studio s’ouvre aux propositions artistiques des étudiant·es.

FAIRE FEU DE TOUT BOIS

Laure Limongi

S’adonner à l’écriture, quelle qu’elle soit et d’où que l’on vienne. Apprendre à s’emparer du moindre prétexte, du moindre détail pour amorcer un texte. Ainsi, gagner en assurance face à l’écrit. Rien de plus simple qu’écrire, après tout, il s’agit d’utiliser la langue qu’on parle, tous les jours ; donc en réalité, rien de plus intimidant, parfois, de la tirer de cette gangue quotidienne pour la transformer en matière créative, malléable, personnelle… C’est affaire de pratique et de familiarité. C’est ce que nous allons développer au sein de cet atelier pendant lequel, à travers des amorces données d’une séance à la suivante, on avancera pas à pas dans la pratique de l’écriture.

Méthode : le contenu de l’atelier se construira en fonction des personnalités présentes et de leurs aspirations. Écriture individuelle puis partage des textes (dynamique collective) mais aussi retours individuels. (Les séances alterneront ainsi des moments collectifs et de travail individuel.)

IMAGES ET RESSEMBLANCE

Christian Genty et Jean-Luc Jusseau
Ateliers techniques associés : PHOTO, VIDÉO, CINÉMA 
Intervenant·es et invité·es : 1 intervenant·e monteur·euse / étalonneur·euse au 2e semestre sur deux journées.

Ce studio s’adresse principalement aux étudiant·es de 1ère année, mais aussi aux étudiant·es des autres années qui veulent commencer à entreprendre un travail lié aux médias photos et vidéos. Ce studio, lieu d’apprentissages, tant théoriques que pratiques, a pour objectif de donner des moyens de réflexion et de réalisation aux étudiant·e·s afin qu’ils et elles puissent engager une recherche personnelle. L’enjeu est d’expérimenter sans idée préconçue afin d’éprouver la technique dans ses possibilités et ses limites.

1er semestre — Prise de vue photographique et vidéo, production et postproduction.
— Réflexion sur l’usage de la couleur en photographie et vidéo (étalonnage).
— Approche de la lumière comme médium dans la production de photographie et vidéo.
— Travail sur l’écriture, la production, la réalisation de vidéos, montage, étalonnage, motion design et finalisation.

2e semestre
— Réalisation d’un projet collectif filmique de l’écriture à la post-production.

Méthode : cours magistraux. Développer une réflexion sur les moyens et le sens de la mise en oeuvre, poser la question de la pertinence des techniques, de la réalisation à la présentation. Le premier semestre est consacré à des cours plus généraux concernant l’écriture, les techniques de prise de vue et de postproduction. En fin de premier semestre, réalisation d’un projet collectif de tournage vidéo qui fera l’objet d’une projection une fois mené à son terme. Le second semestre est rythmé par la concrétisation, la finalisation et la présentation du projet collectif et d’autres travaux personnels.

LABORATOIRE DES ÉCRITURES POÉTIQUES

Christophe Manon
Partenaires : Maison de la Poésie de Paris, librairie Le Monte-en-l’air, revue en ligne Remue.net

Le Laboratoire des écritures poétiques (LEP) est un espace d’expérimentation, de création et de réflexion consacré aux pratiques contemporaines de la poésie. Il s’intéresse aux formes textuelles, mais aussi visuelles, sonores et performatives, dans une approche transdisciplinaire qui articule étroitement recherches artistiques et perspectives théoriques. Ce laboratoire constitue un cadre de travail collectif où les étudiant·es sont invité·es à expérimenter, à partager leurs processus de création, à confronter leurs pratiques et à développer une pensée critique sur leurs démarches. L’objectif est d’initier ou d’accompagner chacun·e dans l’écriture de la poésie à travers des exercices ponctuels. Nous explorerons différents courants, nous verrons des exemples, à partir d’amorces et de propositions d’écriture nous avancerons pas à pas dans la pratique de la poésie. Nous aborderons également de façon concrète les questions liées à la production d’un livre de poésie afin de mieux comprendre l’économie de l’édition et ses enjeux. Ce parcours aboutira à la création d’un livre collectif ainsi qu’à l’organisation d’événements de lectures- performances en partenariat avec des lieux institutionnels ou librairies, tels que la Maison de la poésie de Paris et Le Monte-en-l’air. Certains textes produits dans le cadre du studio seront publiés dans une rubrique destinée à cet effet sur le site partenaire de la revue en ligne Remue.net.

Méthode : les séances auront lieu deux fois par mois et se dérouleront autour de trois temps, qui alterneront en fonction des perspectives pédagogiques ainsi que des aspirations du groupe :
— Approche théorique, lecture de textes, présentation d’oeuvres emblématiques. Les étudiant·es seront Invité·es à intervenir 199 ponctuellement dans ce cadre afin de partager leurs enthousiasmes.
— Pratique de l’écriture à partir d’amorces proposées, soit en amont, soit directement pendant la séance. Les textes produits feront l’objet de retours et d’échanges collectifs afin d’enrichir la réflexion sur les pratiques d’écriture.
— Travail éditorial et lectures publiques : temps consacrés à l’élaboration de l’objet éditorial collectif ainsi qu’à la préparation et à l’organisation des différents moments de lectures-performances. Concernant le projet éditorial, des groupes de travail seront constitués dès le premier semestre afin de répartir équitablement les tâches. Au cours des séances les étudiant·es pourront également présenter leurs travaux écrits (mémoires, projets littéraires).

Un journal du LEP sera tenu collectivement : un-e rédacteur-ice sera désigné·e à chaque séance afin consigner notamment les références notables et les différentes échéances.

LA PHOTOGRAPHIE INFAMANTE

Renaud Auguste-Dormeuil
Ateliers techniques associés : photo et vidéo / cinéma

La peinture infamante est une pratique picturale du xve siècle de l’italie du nord qui consistait à peindre de manière bien visible sur les murs des bâtiments publics des «images infamantes » de condamnés par contumace. Ces condamnés étaient également facilement identifiables grâce à des inscriptions (tituli) peintes en lettres bien visibles.

Méthode : visite d’expositions ou de lieux non muséaux en relation directe (ou non) avec le champ de l’art contemporain. Invitation à réfléchir à la possibilité de construire aujourd’hui des images absentes ou mentales.

MISES EN ŒUVRE DESSINS-PEINTURES

Eric Dalbis, Carole Benzaken

Aider l’étudiant·e à la réalisation, à la mise en oeuvre de sa pratique artistique, l’assister dans l’élaboration et dans le développement de son projet pictural. Définir ensemble les spécificités de sa pratique en une approche plurielle des contenus, des moyens et des techniques, des contextes …

Trois après-midis par semestre, trois artistes invités : chacun viendra individuellement rencontrer les étudiant·es et échanger à propos de leurs travaux au sein du studio peinture.

Méthode : sous la forme de suivi des travaux, de présentations, accrochages… d’entretiens collectifs et individuels, regards croisés de personnalités … Le studio a pour but de fournir une aide à l’élaboration des moyens plastiques, à l’analyse, à la réflexion, à la pertinence et à la cohérence des choix techniques, des références, des conditions de présentation, …

PRO BONO

Renaud Auguste-Dormeuil

A partir de la découverte et du visionnage de films ou de documentaires, discussions et échanges sur la pratique en cours des étudiant·es participant au studio. Recherche, suivi et développement d’une pratique singulière de fabrication d’images (photographique et autres).

Méthode : discussion collective autour de projet en cours.

PRATIQUES ALGORITHMIQUES : DDD

Jeff Guess
Invité : François Bellabas

Ce cours intensif, animé par l’artiste François Bellabas et Jeff Guess s’articule autour de deux axes : une initiation à la 3D, et l’élaboration de projets fondés sur l’idée que les images techniques sont composées de strates de données manipulables par des procédures algorithmiques. Le workshop s’ouvre sur une introduction à Blender, logiciel libre et open source, en parcourant l’ensemble de la chaîne de production de L’image 3D : prise en main de l’interface et navigation dans l’espace, modélisation, matériaux et textures, éclairage et mise en scène, rendus. Dans un deuxième temps, une approche expérimentale invite à traiter les composantes de L’image 3D — géométrie, texture, lumière, matériaux — comme des couches de données accessibles et scriptables, traversables par une logique algorithmique et capables d’interfacer avec d’autres programmes et environnements. La dernière partie sera dédiée à la mise en ligne des projets individuels et collectifs réalisés lors de ce cours intensif.

PUMP UP THE VOLUME

David Douard
En collaboration avec l’atelier bois et métal et l’atelier sérigraphie et impression numérique

L’atelier volume regroupe tous les lundis des étudiant·es engagé·es dans une pratique de volume, de sculpture ou d’installation. Il s’organise autour des projets individuels des étudiant·es et en questionne les enjeux. Le suivi de la production des projets validés se fait en lien avec les ateliers techniques. Il est d’autre part accompagné d’un questionnement autour du statut de ces pratiques aujourd’hui. Le studio accompagne le développement des projets des étudiant·es de façon « sur-mesure », cherchant à les pousser dans leurs pratiques, au-delà des frontières entre les médiums. Le studio propose des moments d’exposition au sein de l’école pour pouvoir mettre en avant le rapport à l’espace d’exposition.

Méthode : le studio Pump Up a un espace de production au sein de l’école qui est dédié exclusivement aux étudiant·es admise·s dans le studio. L’admission se fait par présentation d’un projet qui doit être réalisé pendant le semestre. Pump Up a pour but de faire avancer les étudiant·es dans leurs recherches plastiques ainsi que de fournir les références qui puissent les accompagner. Le studio fonctionne sous la forme de rendez-vous individuels de 1 h par étudiant·e et de discussions collectives pendant les accrochages.

STUDIO CINEMA (PRATIQUES, TECHNIQUES, ÉCONOMIES, THÉORIES DU CINÉMA)

Vincent Gérard
Enseignant·es / ateliers techniques associé·es : Jean-Luc Jusseau (Studio Vidéo), Nicolas Charbonnier (Studio Son), Christian Genty (Studio Photo), Laure Limongi (Studio Écriture) Intervenant·es et invité·es : 1er semestre “Écritures cinématographiques / l’écrit, l’écran” : Loo Hui Phang (autrice, scénariste (film et bande-dessinée) – enseignante à St Luc à Bruxelles) / 2e semestre “Du montage à la distribution / une aventure collective” : Eugénie Deplus (directrice de postproduction cinéma – enseignante intervenante, Cinéfabrique, Fémis) Partenaires-diffuseur : Darkroom Rumour (plateforme pour films autour de la photographie) / compagnies de production et de distribution : La Maison Des Productions (Bourgogne), Sondor Films (Paris-Bordeaux), Perspective Films (Paris) / laboratoires : Navire Argo (Épinay), Laboratoire de développement film ANDEC (Berlin) / Postproduction : Polygone Étoilé (Marseille) / Industrie : Kodak (France et Londres) / éditeurs & ressources : Re :Voir (éditeur, ressource, Paris), Editions Les Saisons (Paris)

Le Studio Cinéma a pour vocation de définir ce que peut être aujourd’hui un projet artistique en cinéma qui, sans avoir le désir ou l’illusion de se substituer 192 à une école professionnelle de cinéma – dont elle n’a ni les moyens ni les finalités – ne méconnaît pas pour autant les réalités économiques ou techniques de ce médium. Dans ce lieu de rencontres et d’hybridation des langages plastiques que représente encore une école d’art, il s’agit d’interroger la machine-cinéma et ses avatars numériques en la faisant tourner selon un autre régime de fiction et de représentation du réel. Remarque : les projets et films produits au sein du Studio Cinéma ne sont soumis à aucune restriction de formes, de genres ou de temps.

Méthode : par-delà le pseudo-professionnalisme ou via la réappropriation sauvage, le Studio Cinéma s’efforcera sans faux-semblant et avec les moyens du bord, de dégager la voie d’une pratique continue et personnelle du cinéma qui débouche sur la production effective de films et de vidéos. Le suivi des projets (théorique, critique, pratique, technique, artistique, économique), de leur conception (écritures) à leur finalisation (diffusion), se fait au coeur du studio à travers des séances qui ont lieu tous les quinze jours.
Remarque 1 : le travail du Studio sera agrémenté de séances spécifiques sur : les écritures ; la réalisation et la production ; via une approche des connaissances et des inventions techniques (workflow son et image, jusqu’à la postproduction) ; l’économie et la diffusion seront également interrogées depuis les projets. Ces séances donneront lieu à des rencontres professionnelles à l’Ensapc et en dehors.
Remarque 2 : à l’issue des deux semestres, des séances seront organisées à Paris avec les étudiant·e·s, dans une salle de cinéma partenaire du Studio Cinéma. Ces séances donneront lieu à l’organisation et à la présentation d’une programmation de films des étudiant·es, à l’issue desquelles un échange se fera avec différent·es professionnel·les du cinéma.

STUDIO PHOTO

Enseignant responsable : Christian Genty
Ateliers techniques associés et partenaires : Atelier Photo de l’ENSAPC, Atelier
Photo de TALM-Le Mans, YGREC

Le studio photo est un rendez-vous hebdomadaire qui s’adresse à tout·es les étudiant·es de la 2e à la 5e année ayant une pratique de la photographie et qui veulent développer une réflexion sur les moyens et le sens de ce médium. Le studio photo est un lieu d’accompagnement pratique et théorique de la conception à la production. Toutes les pratiques et problématiques de la photo peuvent y être abordées et développées. La photographie peut y être considérée comme un objet signifiant dans la pluralité de ses formes actuelles. Dans la continuité des expositions réalisées en juin 2026 à Ygrec et en octobre 2026 au Mans, une édition photographique sera réalisée en collaboration avec le studio photo de TALM – Le Mans dans le courant de l’année 2026/27.

Méthode :
— Suivi et développement des projets photographiques personnels.
— Présentation collective du travail.
— Editing des productions en cours.
— Répondre aux questions sur les moyens de mise en oeuvre.
— Apprentissage des outils photographiques de production et de post-production.
— Exigence dans la pertinence et la cohérence des choix techniques.
— Approche historique et réflexion critique de l’actualité des pratiques photographiques.

STUDIO VIDÉO : MISE EN ESPACE

Jean-Luc Jusseau
Enseignant·es et ateliers techniques associés : Ateliers Vidéo/Cinéma et Son ; Studio Cinéma ; YGREC.

Ce studio interroge les conditions d’existence de L’image en mouvement lorsqu’elle quitte l’écran pour entrer dans l’espace. Il s’agit de déplacer la vidéo du statut de support vers celui de dispositif. Les étudiant·es travailleront dans des contextes variés : white cube, black box, espaces contraints, lieux non dédiés. Le projet consistera à mettre en crise les habitudes de perception : frontalité, continuité, stabilité du regard. L’accent sera mis sur les rapports entre architecture, corps, lumière, son et diffusion. Le studio favorisera des formes d’installation, de projection et de montage spatial qui produisent des tensions, des ruptures et des écarts.

Méthode : le studio associe cadres théoriques, lectures critiques et expérimentations concrètes. Les projets se construiront à partir de contraintes fortes de lieu, de temps et de dispositif. Des tests in situ, individuels ou collectifs, permettront d’ajuster les dispositifs et d’éprouver les projets dans leurs conditions réelles. La postproduction aura une place importante, notamment à travers des outils comme le compositing et le mapping. Ces ressources permettront de déplacer, fragmenter, superposer ou reconfigurer L’image en fonction de l’espace. Les présentations intermédiaires serviront à confronter les propositions à un regard collectif et à préciser les intentions. La méthode repose sur l’essai, le désajustement et la transformation des contraintes en moteur de recherche.

THINKING IN IMAGES

Véronique Joumard et Charlotte Charbonnel
En collaboration avec Lionel Catelan pour la partie édition.

Thinking in images est une réflexion pratique et bilingue autour du dessin, du langage et des images mentales. Des phrases sont données comme stimuli au dessin. Ces phrases peuvent provenir de l’actualité, de la littérature, de chansons, de titres d’oeuvres etc. Les dessins sont aussi variés que les participant·es, ils peuvent se réaliser au crayon, au stylo, en couleur, de petites ou grandes tailles, avec différents papiers ou sur écran. Ces dessins font appel à l’imaginaire de chacun, à sa perception, à son histoire. Les dessins sont réalisés rapidement de façon à lier L’image mentale produite par la phrase et son dessin. En fin de cours, ils sont tous présentés de façon simple. Les étudiant·es peuvent alors voir les diverses interprétations d’une même phrase, à l’image d’une partition pouvant être jouée différemment. «Qu’est-ce qui fascine dans un tableau, qui fait que telle oeuvre plutôt que telle autre nous arrête et qu’on ne peut s’en détacher ? En ce qui me concerne, je dirais que c’est le sentiment que dans cette oeuvre-là il y a quelque chose qui pense, et qui pense sans mots. » Daniel Arasse, Histoires de Peintures

Cette année «Thinking in Images » sera voyageur, et dansant. Une semaine sur deux nous explorerons les relations du dessin et du mouvement, comment dessiner le fox-trot, la gavotte, le french-cancan, la gambille, la polka, en entrechat ou tout simplement la marche. Nous regarderons des vidéos de chorégraphies, mouvements divers pour les dessiner. L’autre semaine, nous nous déplacerons dans divers lieux singuliers, lieux d’exposition ou en extérieur lorsque la météo le permettra ; le nouveau bâtiment de l’Ensapc, Ygrec seront aussi un lieu pour Thinking in Images. Le cours peut être choisi à un rythme quinzomadaire, l’étudiant·e doit nous en informer dès le début du semestre et être présent-e à tous les cours.

We don’t speak so much in this course, it could be a good opportunity for foreign students to practice drawing and language, to dream in French or in English. Welcome to them !

Méthode : les dessins sont réalisés rapidement autour de 5 mn selon un tempo défini par avance. La rapidité permet plus facilement de lier en un dessin : la pensée, le langage et L’image, et de relier naturellement les deux hémisphères du cerveau, le gauche « verbal », et le droit « visio-spatial ». On y aborde différentes formes de dessins, le story board, le dessin partagé, le modèle vivant, le dessin de presse, croquis de mouvement, notation de danse etc.