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2021

TIME CAPSULE 2045 – UN PROJET INITIÉ PAR ART BY TRANSLATION ET LAB’BEL

1ere étape de l’exposition itinérante aux Beaux-arts de Paris dans le cadre du Théâtre des expositions Acte 2, du 7 au 23 mai 2021.

Les capsules de temps sont des objets ou des œuvres destinés à être découverts après un délai plus ou moins long. Dans le contexte écologique et politique anxiogène que nous connaissons aujourd’hui, cette exposition propose d’interroger la notion de capsule de temps et d’adresser de nouvelles œuvres au futur. Dix-sept artistes, dont les travaux mettent souvent en jeu des trajectoires et temporalités complexes, sont invités à placer une œuvre connue d’eux seuls dans une boîte d’archives destinée à être ouverte dans 25 ans.

Conjointement à la création de ces capsules de temps, des artistes, musiciens, écrivains, théoriciens de différentes disciplines et étudiants des écoles d’art de Paris, Angers et Cergy ont été invités à créer des pièces sonores imaginant 2045. Pour tenter de s’émanciper du sentiment d’impuissance face à la situation actuelle, et contre la vision d’un futur prédictible réduit à des calculs de probabilités, ce deuxième volet du projet défend l’importance de l’anticipation et de la fiction spéculative pour révéler les multiples possibles du présent et nous inviter à l’action. Ces œuvres sonores sont conservées et rendues accessibles au public à travers plusieurs types de supports d’enregistrement (vinyle, K7, CD, Mp3, etc.) qui seront ainsi soumis aux effets du temps.

Cette exposition aux Beaux-Arts de Paris constitue le premier rendez-vous d’un projet se développant sur 25 ans. Chaque exposition rassemblera les 17 Time capsules scellées dans des boîtes d’archives et les différents supports analogiques et numériques permettant l’écoute des sons. À chaque étape seront développées de nouvelles créations sonores et performances. En 2045, les Time Capsules seront dévoilées au public.

SÉMINAIRE DOCTORAL DE L’ENSAPC
30 OCTOBRE 2020

Cette première session du séminaire doctoral de l’ENSAPC propose d’accueillir les travaux et recherches des doctorant·e·s en art de notre Graduate School, Humanités, Création et Patrimoine, et invite également deux professeures de l’ENSAPC à se joindre aux échanges. Depuis trois ans, les doctorats en art menés à l’ENSAPC, questionnent les pratiques, les cadres et « l’excellence » qu’on attend de ce type de travail.

Placée sous le signe de certains énoncés forts produits par les artistes qui interviendront, «Pour une thèse vivante», «Le cycle des inquiétudes», «(Pour) une éthique-esthétique de l’émancipation», «Pour une littérature de lisières»… cette journée entend accueillir des discussions et des réflexions nourries par une variété de pratiques, de gestes, de positionnements, de récits, qui n’entendent pas faire système ni établir des méthodologies ou définitions fixes de ce que peut être un doctorat par le projet.

Traversant l’école et ses enseignements de 1er, 2nd et 3e cycles, la recherche en art renoue avec une dimension résolument ouverte à la transmission et au partage qu’il nous importe de défendre à l’heure où le monde doit réinventer à marche forcée ses manières de communiquer et de vivre ensemble, tout comme elle interroge, dans une double adresse aux artistes et aux chercheur·euse·s, les articulations historiques et stratégiques de leurs pratiques.

JOURNÉE D’ÉTUDES – LES REPRÉSENTATIONS POLITIQUES DE L’ART NUMÉRIQUE
15 AVRIL 2021

Organisée par Raphaël Faon, artiste et doctorant à CY/ENSAPC

Cette journée d’étude propose de mettre à distance à la fois le défaut d’art et le défaut de réel souvent reprochés aux œuvres numériques et qui en conditionnent la réception lorsqu’on laisse parler à travers nous ces discours critiques ; en interrogeant à la fois le regard que l’on porte sur les œuvres numériques et le regard que les œuvres numériques portent sur les problèmes politiques contemporains, l’enjeu est de réfléchir aux modalités par lesquelles l’art numérique s’empare des représentations du réel pour les renouveler, a fortiori lorsque les techniques numériques nous adressent, hors du champ de l’art, des questions politiques.

L’art numérique peut-il être un instrument critique ? Comment fait-il face aux problèmes politiques contemporains ? En retour, comment ces nouvelles formes font-elles évoluer les pratiques établies et la manière de les montrer, de les voir ? Au-delà de la technique, comment les œuvres répondent-elles au présent ?

Artistes, commissaires d’exposition et critiques sont convié·e·s pour explorer de manière transversale ces questions qui traversent le champ de l’art et offrir une vision plus juste des pratiques numériques actuelles, de leur exposition et de leur réception.