Ygrec

2021

CLAUDIA TRIOZZI

POUR UNE THÈSE VIVANTE

Du 15 mai au 3 juin 2021

Le centre d’art Ygrec accueille Claudia Triozzi, artiste et enseignante à l’ENSAPC dans un dispositif en constante évolution. Au sein du projet qu’elle mène depuis 2011, «Pour une thèse vivante », elle met en œuvre une recherche incarnée dans « le faire ». Questionnant l’acte performatif, l’histoire de la pratique et la performance entendue au sens large en tant qu’exercice d’une activité donnée au sein d’un corps social ou d’un métier, « Pour une thèse vivante » tente de dépasser l’opposition binaire écriture/création plastique, recherche/représentation. L’espace d’exposition se transforme en lieu de recherche expérimentale, vers l’écriture du geste. Différentes rencontres et évènements seront organisés à Ygrec-ENSAPC pendant la durée du projet.

« Ce moment de résidence au centre d’art YGREC-ENSAPC est une élaboration créative de ce qui est depuis le début : un acte de partage déplaçant le champ des savoir-faire. Des moments d’échanges et de mise en commun des matériaux seront organisés pour revisiter, avec des participants, des fragments de ce travail. »

Claudia Triozzi, "Pour une thèse vivante", vues d'installations, 2021, Ygrec-ENSAPC, Aubervilliers, © Margot Montigny

WHERE DO WE GO FROM HERE

Du 13 février au 10 avril 2021

Avec : Ibai Hernandorena, NML et Mickey Pujolar Leray

Where Do We go From Here réunit dans une exposition le regard de trois artistes dont les protocoles de création sont nourris par les spécificités économiques, sociales et architecturales du paysage dans lequel ils interviennent. En s’appuyant sur la richesse et la diversité culturelle d’Aubervilliers mais aussi sur ses mutations en cours, Where Do We Go From Here vise à transformer l’espace d’exposition en un lieu de reconnexion : à soi-même, aux autres et à l’espace urbain tel qu’il existe. Différentes actions – projection, dégustation, workshop, présentation de recherche et débat – seront menées auprès des publics, comme autant d’invitations à repenser, dans la ville même, notre rapport à l’avenir immédiat.

Where Do We Go From Here, 2021, vue d’installation, © Objets pointus
Where Do We Go From Here, 2021, vue d’installation, © Objets pointus

SIMON BERGALA

TODAS LAS IDIOMAS EN RELACION

Dans la vitrine du 16 au 30 janvier 2021

En collaboration avec Joy, un projet initié et porté par Morgan Courtois et Marie-Laure Lapeyrère.

Joy s’empare d’un panneau publicitaire à Aubervilliers et invite mensuellement un.e artiste à produire une affiche de 4×3 m. Pour la cinquième édition, Simon Bergala déploie une série de collages qui re-configurent des éléments récurrents : végétaux, fragments de tissus et de peinture. Tandis qu’un premier assemblage vient se greffer à une vue de la rue prise aux abords du panneau, d’autres versions sont peintes sur des vêtements tendus sur châssis. Ces peintures sont accrochées dans l’une des vitrines d’Ygrec – centre d’art de l’ENSAPC, elles seront amenées à sortir pour se déplacer dans les rues de la ville.

Ces peintures sur vêtements comportent dans leur structure cette double possibilité, celle d’être accrochée au mur comme un tableau et celle d’être portée. Pendant le temps de leur exposition, les peintures passent successivement d’une situation à l’autre, accrochées aux murs et liées à la fixité de l’architecture dans la vitrine d’Ygrec, elles sont par moments décrochées, quittant le mur pour être portées. Elles se retrouvent alors en mouvement dans la ville, l’espace publique.

Simon Bergala, Todas las idiomas en relacion, 2021. Photo : Joy.
Simon Bergala, Todas las idiomas en relacion, 2021. Photo : Joy.

MARIE OUAZZANI & NICOLAS CARRIER

FUTURES RÉCOLTES 

Dans la vitrine du 13 février au 10 avril 2021

Marie Ouazzani et Nicolas Carrier investissent les deux vitrines d’Ygrec-ENSAPC avec, dans l’une d’elles, une installation intitulée Goût métal composée de bouquets, images et infusions. Les infusions à boire (et dont la présentation fait sculpture), laissent entrevoir incidemment l’avènement d’un paysage d’Aubervilliers situé dans le futur — chaque recette étant le produit de cohabitations imaginaires entre des plantes locales existant réellement et d’autres dont la crise climatique aurait permis l’acclimatation. Dans la seconde vitrine, les artistes présentent deux vidéos extraites d’un projet plus vaste intitulé Extra tropical. Ce projet réunit plusieurs courtes vidéos réalisées dans des villes portuaires européennes, comme on composerait un herbier, chaque vidéo évoquant, au travers d’une plante tropicale spécifique, l’histoire d’une ville.

Goût métal, 2021, vue d’installation, © Objets pointus
Goût métal, 2021, vue d’installation, © Objets pointus

APHÉLIE, TOUTES LES ÉTOILES SONT DÉJÀ MORTES 

Du 16 au 30 janvier 2021

Avec : Communauté Béta, Kévin Blinderman et Azzeazy

Commissaire : Hugo Bausch Belbachir (étudiant ENSAPC)

Dans un article publié peu avant sa mort, Pier Paolo Pasolini évoquait à travers l’image lumineuse et altérable de minuscules insectes, des corps humains emplis d’amour et de désir et leur incapacité à survivre dans un monde détruit par le système industriel. C’est ainsi que l’exposition Aphélie, toutes les étoiles sont déjà mortes tend à mettre en évidence un rapport inquiet au monde, bouleversé par les dérèglements climatiques, politiques et sociaux.

Elle se propose comme un lieu de refuge au statut incertain, habité par les sculptures thermiques de Kévin Blinderman, le dessin d’une inquiétante double figure d’Azzeazy et une installation sonore de Communauté Béta aux échos purgatoires et contemplatifs.

Aphélie, toutes les étoiles sont déjà mortes, 2021, Vue d’installation, Centre d’art Ygrec-ENSAPC, Aubervilliers, France © Objets pointus
Aphélie, toutes les étoiles sont déjà mortes, 2021, Vue d’installation, Centre d’art Ygrec-ENSAPC, Aubervilliers, France © Objets pointus