Ygrec

2021

JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE AU PARC DE LA MAISON ANNE ET GÉRARD PHILIPE

Les 18 et 19 septembre 2021

Avec : Manon Laurent, Sinae Lee, Rudy Levassor, Katia Louis, Shumeng Li, Arthur Motais de Narbonne

Dans le cadre de la programmation mise en place par la Ville de Cergy pour les Journées Européennes du Patrimoine, les étudiant·e·s et jeunes diplômé·e·s de l’Ecole nationale supérieure d’arts de Paris Cergy (ENSAPC)  ont été invité·e·s à investir le Parc de la Maison d’Anne et Gérard Philipe. Acquise par l’icône du théâtre et du cinéma français de l’après-guerre, et l’écrivaine en 1954, la demeure bourgeoise en pierre de taille, a été bâtie dans la seconde moitié du XIXe au sein d’un parc arboré de 5 hectares. Pensées spécifiquement pour ce cadre de verdure au bord de l’Oise et à proximité de l’Axe majeur de Dani Karavan, les œuvres et performances des étudiant·e·s explorent les liens entre nature et artifice ainsi que l’histoire du lieu.

Shumeng Li, Concerto pour parcelle, 2021
Shumeng Li, Concerto pour parcelle, 2021

ÂNGELA FERREIRA, STRUCTURES ET GESTES — INDÉPENDANCE CHA CHA & #BUCKETSYSTEMMUSTFALL

Du 04 juillet 2021 au 25 septembre 2021

#BucketsystemMustFall – Centre d’art Ygrec-ENSAPC, Aubervilliers (93)

Indépendance Cha Cha – Centre d’art de l’Abbaye de Maubuisson, Saint Ouen-L’Aumône (95)

Du 4 juillet au 25 septembre 2021, l’exposition Ângela Ferreira, structures et gestes — Indépendance Cha Cha & #BucketsystemMustFall se déploie sur deux sites : le centre d’art de l’Abbaye de Maubuisson, situé à Saint Ouen-L’Aumône (95) et Ygrec-ENSAPC, centre d’art de l’Ecole nationale supérieure d’arts Paris-Cergy situé à Aubervilliers (93). L’artiste y propose deux dispositifs distincts en relation avec les deux contextes spécifiques : d’une part l’architecture patrimoniale du parc de l’abbaye, de l’autre la densité urbaine et l’histoire migratoire d’Aubervilliers.

Des façades aux monuments, la double-exposition d’ Ângela Ferreira témoigne de son intérêt pour l’architecture et du travail d’enquête que l’artiste mène pour rendre visible les agendas politiques et idéologies que les constructions – sous toutes leurs formes – véhiculent. Conjuguant recherche et expérimentation plastique, ses dispositifs – qu’ils soient sculpturaux, vidéos, photographiques – explorent les survivances et les fantômes du colonialisme et du post-colonialisme au sein de la société contemporaine. Ils contribuent à mettre au jour des mémoires et récits non-officiels et les mécanismes insidieux d’oppression, tout en problématisant les utopies révolutionnaires de la période euphorique entourant les mouvements d’indépendance africains et de la construction nationale.

Ângela Ferreira, structures et gestes — Indépendance Cha Cha & #BucketsystemMustFall, vue d'installation, Ygrec-ENSAPC. © Margot Montigny
Ângela Ferreira, structures et gestes — Indépendance Cha Cha & #BucketsystemMustFall, vue d'installation, Ygrec-ENSAPC. © Margot Montigny

SHANTA RAO

VATA

Du 1er au 30 juin dans la vitrine d’Ygrec

Pour la dixième édition de Joy, Shanta Rao déploie un projet intitulé VATA, issu de ses recherches sur le transformisme de la matière, organique ou inorganique, et plus particulièrement de la matière molle – dite aussi fluide complexe – au comportement mécanique ambivalent, entre solide et liquide.

L’intervention de l’artiste conçue pour le panneau Joy se poursuivra dans l’une des vitrines de Ygrec-ENSAPC, les deux étant situés dans la même rue. Un objet multimédia sera également accessible via un QRcode.

Shanta Rao, VATA, still from video loop, 2018. Copyright Shanta Rao
Shanta Rao, VATA, still from video loop, 2018 Copyright Shanta Rao

ARTS ET HUMANITÉS #3

Du 11 mars au 1er avril 2021

L’ENSAPC est partenaire de la 3e édition du temps fort « Arts et Humanités » organisé par Points Communs – Nouvelle Scène Nationale de Cergy-Pontoise du 11 mars au 1er avril 2021. Événement phare de la programmation, Arts & Humanités invite chaque année des artistes internationaux à présenter des œuvres incitant publics et habitants à croiser leurs regards et à éprouver la réalité du monde.

Suite à un appel à candidatures, Dylan Altamiranda, Lise Bolikowski, Maximilien Curtis, Wonwoo Kim, Manon Laurent et Rudy Levasseur, étudiant·e·s de l’ENSAPC ont été sélectionné·e·s pour prendre part à la programmation. Accompagné·e·s par le chorégraphe et danseur brésilien Volmir Cordeiro, il·elle·s présenteront des performances et des installations à découvrir dès la réouverture au public.

Lise Bolikowski, Combien de jours dans le futur, performance et conférence, Arts et Humanités #3
Lise Bolikowski, Combien de jours dans le futur, performance et conférence, Arts et Humanités #3

WHERE DO WE GO FROM HERE

Du 13 février au 10 avril 2021

Avec : Ibai Hernandorena, NML et Mickey Pujolar Leray

Where Do We go From Here réunit dans une exposition le regard de trois artistes dont les protocoles de création sont nourris par les spécificités économiques, sociales et architecturales du paysage dans lequel ils interviennent. En s’appuyant sur la richesse et la diversité culturelle d’Aubervilliers mais aussi sur ses mutations en cours, Where Do We Go From Here vise à transformer l’espace d’exposition en un lieu de reconnexion : à soi-même, aux autres et à l’espace urbain tel qu’il existe. Différentes actions – projection, dégustation, workshop, présentation de recherche et débat – seront menées auprès des publics, comme autant d’invitations à repenser, dans la ville même, notre rapport à l’avenir immédiat.

Where Do We Go From Here, 2021, vue d’installation, © Objets pointus
Where Do We Go From Here, 2021, vue d’installation, © Objets pointus

SIMON BERGALA

TODAS LAS IDIOMAS EN RELACION

Dans la vitrine du 16 au 30 janvier 2021

En collaboration avec Joy, un projet initié et porté par Morgan Courtois et Marie-Laure Lapeyrère.

Joy s’empare d’un panneau publicitaire à Aubervilliers et invite mensuellement un.e artiste à produire une affiche de 4×3 m. Pour la cinquième édition, Simon Bergala déploie une série de collages qui re-configurent des éléments récurrents : végétaux, fragments de tissus et de peinture. Tandis qu’un premier assemblage vient se greffer à une vue de la rue prise aux abords du panneau, d’autres versions sont peintes sur des vêtements tendus sur châssis. Ces peintures sont accrochées dans l’une des vitrines d’Ygrec – centre d’art de l’ENSAPC, elles seront amenées à sortir pour se déplacer dans les rues de la ville.

Ces peintures sur vêtements comportent dans leur structure cette double possibilité, celle d’être accrochée au mur comme un tableau et celle d’être portée. Pendant le temps de leur exposition, les peintures passent successivement d’une situation à l’autre, accrochées aux murs et liées à la fixité de l’architecture dans la vitrine d’Ygrec, elles sont par moments décrochées, quittant le mur pour être portées. Elles se retrouvent alors en mouvement dans la ville, l’espace publique.

Simon Bergala, Todas las idiomas en relacion, 2021. Photo : Joy.
Simon Bergala, Todas las idiomas en relacion, 2021. Photo : Joy.

SURVIVANCES ET FANTÔMES DU COLONIALISME AU SEIN DES SOCIÉTÉS CONTEMPORAINES — ACTIVISMES, RECHERCHES ET DISPOSITIFS ARTISTIQUES


Les vendredi 17 et samedi 18 septembre au Théâtre de La Commune (Aubervilliers)

Dans le cadre de la double exposition Ângela Ferreira, structures et gestes -Indépendance Cha Cha & #BucketsystemMustFall, Ygrec-ENSAPC a souhaité organiser un séminaire afin d’ouvrir, partager et disséminer les interrogations artistiques, culturelles et sociales inhérentes à l’oeuvre d’Ângela Ferreira.

Ce séminaire intitulé : Survivances et fantômes du colonialisme au sein des sociétés contemporaines — activismes, recherches et dispositifs artistiques aura lieu les 17 et 18 septembre 2021 au Théâtre de La Commune (partenaire de ce projet) à Aubervilliers et donnera la parole à des chercheurs et chercheuses, des artistes, des étudiant.e.s et des acteurs associatifs.

©Tony Carr
©Tony Carr

D’UN CORPS À L’AUTRE, SE TENIR DEBOUT 

Du 8 au 20 juin 2021

Avec : Morgane Baffier, Bocar Freeman, Mounir Gouri, Tibo Grougi, Stéphane Gaultier, Kathryn Marshall et Vincent ce soir

Commissaires : Sylvie Blocher (artiste), Luna Mahoux, Ihsane Guyot, Nathan Komé Komé, Wei Pan, Hugo Bausch Belbachir (étudiant·e·s)

D’un corps à l’autre, se tenir debout présente, du 8 au 20 juin 2021 au centre d’art Ygrec-ENSAPC et le 19 et 20 juin 2021 au square Stalingrad situés à Aubervilliers, sept artistes émergent.es engagé.es dans des actions performatives, et récemment diplomé.es de l’École nationale supérieure de Paris Cergy.

Créer à partir de son corps est apparu à Paris Cergy dans les années 2000, après l’obtention d’une transversalité des enseignements, l’arrivée de cours de danse, d’écritures, de créations sonores, dans une décennie touchée par le 11 septembre, une crise économique mondiale et l’espoir née de l’arrivée de technologies nomades desserrant une forme esthétique d’entre soi. Les sept artistes présenté.es aujourd’hui continuent ce mouvement dont la volonté esthétique et politique était d’interroger la place des corps, leurs diversités, les mots qui les portent, leurs conditions de vie et de monstrations, leurs économies.

Mounir Gouri, Movida, 2019, Performance Maison des Arts de Malakoff, crédits photographiques Mounir Gouri
Mounir Gouri, Movida, 2019, Performance Maison des Arts de Malakoff, crédits photographiques Mounir Gouri

CLAUDIA TRIOZZI

POUR UNE THÈSE VIVANTE

Du 15 mai au 3 juin 2021

Le centre d’art Ygrec accueille Claudia Triozzi, artiste et enseignante à l’ENSAPC dans un dispositif en constante évolution. Au sein du projet qu’elle mène depuis 2011, «Pour une thèse vivante », elle met en œuvre une recherche incarnée dans « le faire ». Questionnant l’acte performatif, l’histoire de la pratique et la performance entendue au sens large en tant qu’exercice d’une activité donnée au sein d’un corps social ou d’un métier, « Pour une thèse vivante » tente de dépasser l’opposition binaire écriture/création plastique, recherche/représentation. L’espace d’exposition se transforme en lieu de recherche expérimentale, vers l’écriture du geste. Différentes rencontres et évènements seront organisés à Ygrec-ENSAPC pendant la durée du projet.

« Ce moment de résidence au centre d’art YGREC-ENSAPC est une élaboration créative de ce qui est depuis le début : un acte de partage déplaçant le champ des savoir-faire. Des moments d’échanges et de mise en commun des matériaux seront organisés pour revisiter, avec des participants, des fragments de ce travail. »

Claudia Triozzi, "Pour une thèse vivante", vues d'installations, 2021, Ygrec-ENSAPC, Aubervilliers, © Margot Montigny

MARIE OUAZZANI & NICOLAS CARRIER

FUTURES RÉCOLTES 

Dans la vitrine du 13 février au 10 avril 2021

Marie Ouazzani et Nicolas Carrier investissent les deux vitrines d’Ygrec-ENSAPC avec, dans l’une d’elles, une installation intitulée Goût métal composée de bouquets, images et infusions. Les infusions à boire (et dont la présentation fait sculpture), laissent entrevoir incidemment l’avènement d’un paysage d’Aubervilliers situé dans le futur — chaque recette étant le produit de cohabitations imaginaires entre des plantes locales existant réellement et d’autres dont la crise climatique aurait permis l’acclimatation. Dans la seconde vitrine, les artistes présentent deux vidéos extraites d’un projet plus vaste intitulé Extra tropical. Ce projet réunit plusieurs courtes vidéos réalisées dans des villes portuaires européennes, comme on composerait un herbier, chaque vidéo évoquant, au travers d’une plante tropicale spécifique, l’histoire d’une ville.

Goût métal, 2021, vue d’installation, © Objets pointus
Goût métal, 2021, vue d’installation, © Objets pointus

APHÉLIE, TOUTES LES ÉTOILES SONT DÉJÀ MORTES 

Du 16 au 30 janvier 2021

Avec : Communauté Béta, Kévin Blinderman et Azzeazy

Commissaire : Hugo Bausch Belbachir (étudiant ENSAPC)

Dans un article publié peu avant sa mort, Pier Paolo Pasolini évoquait à travers l’image lumineuse et altérable de minuscules insectes, des corps humains emplis d’amour et de désir et leur incapacité à survivre dans un monde détruit par le système industriel. C’est ainsi que l’exposition Aphélie, toutes les étoiles sont déjà mortes tend à mettre en évidence un rapport inquiet au monde, bouleversé par les dérèglements climatiques, politiques et sociaux.

Elle se propose comme un lieu de refuge au statut incertain, habité par les sculptures thermiques de Kévin Blinderman, le dessin d’une inquiétante double figure d’Azzeazy et une installation sonore de Communauté Béta aux échos purgatoires et contemplatifs.

Aphélie, toutes les étoiles sont déjà mortes, 2021, Vue d’installation, Centre d’art Ygrec-ENSAPC, Aubervilliers, France © Objets pointus
Aphélie, toutes les étoiles sont déjà mortes, 2021, Vue d’installation, Centre d’art Ygrec-ENSAPC, Aubervilliers, France © Objets pointus